De grands espoirs ont été mis dans la dernière prière de l’ »Istisqua ». Depuis la neige s’est abattue en abondance sur les hauts reliefs du pays. Il faut dire que c’est une aubaine car les résidus d’humidité issue des pluies de décembre ont été rapidement épuisés par l’évaporation et la formation de gelées entraînées par l’anticyclone qui règne sur le nord du pays depuis plus d’un mois et demi.
Dans les chaumières et dans les taxis clandestins montant de Sidi Aïssa, les discussions tournent presque exclusivement autour de la sécheresse qui a commencé à être ressentie par les céréales depuis la mi-janvier. Au chef-lieu communal, les commentaires ayant accompagné la réélection de l’ancien maire –successivement réélu depuis presque vingt ans –ont cédé le terrain au spectre de la sécheresse qui se profile à l’horizon.
À partir du chef-lieu de la daïra de Bordj Okhriss, il faut faire le tour de la montagne de Meghnine et de djebel El Ktef pour pouvoir parvenir au village de Hadjra Zerga, érigé en commune à partir de 1984.
C’est une commune fort excentrée par rapport à ses consœurs de Mezdour, Bordj Okhriss et Taguedite regroupées au sud-est de la wilaya, à la limite avec Bordj Bou Arréridj. Hadjra Zerga se rapproche plutôt de la wilaya de M’Sila. Mieux, elle s’incruste imperceptiblement dans le territoire de Sidi Aïssa au point que des bâtiments appartenant officiellement à cette dernière commune sont construits sur le territoire de Hadjra Zerga.
Cette relation intime nouée entre les deux communes de wilayas différentes mais limitrophes dépasse largement celle qui, normalement, doit animer les échanges humains et économiques avec la ville de Bordj Okhriss ou la ville plus d’importance régionale qu’est Sour El Ghozlane.
Ayant les pieds plongés dans la steppe hodnéenne et la tête reposée sur les monts du Tell (djebel Benabdallah), la commune de Hadjra Zerga s’étend sur une superficie de 148 km2, l’une des plus vastes de la wilaya, et abrite une population de 4 000 âmes.
Le chef-lieu de commune, modeste petit village, abrite une population d’environ 1 500 habitants. Il est situé au piémont de Benabdallah, dans le cône de déjection de Oued Bou Omar.
A. N. M.
