« La réouverture des frontières n’est pas une décision bilatérale »

Suite à l’invitation des autorités marocaines à rouvrir les frontières terrestres avec l’Algérie fermées depuis 1994, les partis politiques sont sortis de leur réserve pour dénoncer ce qu’ils qualifient de manœuvres soutenant la position du président de la République qui a déclaré à l’agence Reuters que : « Cette réouverture n’interviendra que lorsque tous les obstacles qui l’empêchent actuellement seront levés » ainsi que le niet argumenté du ministre de l’Intérieur en affirmant que la décision de la fermeture des frontières terrestres avec l’Algérie a été imposée de manière unilatérale en imposant des visas aux ressortissants algériens.

Ainsi le porte-parole du MSP Mohammed Djemââ a déclaré que « La responsabilité incombe aux Marocains, car c’est eux qui ont pris la décision de fermer la frontière avec l’Algérie en 1994 et ce, sans consulter les autorités algériennes et la priorité est aux dossiers qui s’accumulent depuis plus de 30 ans sans une quelconque solution. »

D’autre part, le porte-parole du RND Miloud Cherfi partage l’avis du ministre de l’Intérieur Yazid Zerhouni «il faut d’abord voir quels sont les mécanismes les plus appropriés.

Le problème des frontières n’est pas une affaire bilatérale mais nécessite un traitement global et approprié et non pas un consensus des deux côtés » tout en ajoutant que : « Le développement des relations avec le Maroc nécessite une approche politique d’une autodétermination des peuples maghrébins ainsi que le peuple sahraoui en plaidant pour un Maghreb équitable. »

De son côté, le FLN affirme qu’il était préférable que le Maroc s’abstienne avant d’inviter les Algériens à une éventuelle réouverture des frontières sachant à l’avance la position de l’Algérie tout en affirmant qu’il y a des problèmes plus urgents à régler.

De son côté, le secrétaire national chargé de la communication et de l’information a appelé Rabat à la reconnaissance de sa responsabilité quant à la fermeture de la frontière en prenant une décision unilatérale sans préalable avec les autorités algériennes au moment où l’Algérie vivait l’insécurité et l’isolement international ajoutant que les dernières positions marocaines ne sont que subterfuges et manœuvres pour détourner l’attention sur le problème sahraoui ajoutant, qu’économiquement, cette réouverture profite aux Marocains.

Merbouti Hacene