Parce que, selon la partie civile, il jugeait insupportable pour son honneur le fait que l’infirmier ferme la porte de la salle de soins avant de faire l’injection à la femme qu’il a accompagnée au centre de santé, l’accusé, à l’imagination trop fertile, n’a pas trouvé mieux, pour laver son honneur, que de revenir quelques jours plus tard et d’assener avec un couteau quatre ou cinq coups de couteau au ventre et à la poitrine de l’infirmier un peu trop à cheval sur le règlement. C’est cette affaire que le tribunal criminel près la cour de Béjaïa a eu à examiner en deuxième appel tout au long de la journée du dimanche d’avant-hier. Les deux procès précédents relatifs à la même affaire qui se sont déroulés, le premier le 7 juin 2003 et le deuxième le 28 décembre 2005, ont été sanctionnés par les verdicts respectifs de 10 et de 15 ans de prison. Lors de la présente audience, la peine prononcée après délibération a été de 10 ans de réclusion criminelle.
A noter cependant que le représentant du ministère public lequel a, dans un long et sévère réquisitoire, relaté tous les détails de l’affaire et mis surtout en relief les accusations de préméditation et de guet-apens, a requis la peine de réclusion criminelle à perpétuité.
