l Dans le cadre de l’opération de résorption de l’habitat précaire de la ville d’Akbou, une commission ad-hoc, sous la tutelle du maire, est opérationnelle. Dans son calendrier est inscrite la collecte de données au niveau de la Cité du stade, où sont recensées 89 bâtisses revenant aux 170 ménages (près de 970 habitants) soit 11 individus par bâtisse. A cet effet, des formulaires ont été remis aux concernés afin de choisir entre l’octroi d’un logement social locatif (LSL) – « 88 logements prêts à être attribués ». En paraphrasant les propos de l’adjoint-maire, K. Benanoun – et l’acquisition d’un logement dans un cadre coopératif moyennant un apport personnel dont les avantages seraient la propriété et le bénéfice des 50 millions de centimes du CNL. Néanmoins, à ce dernier choix, l’assiette foncière devant accueillir ces logements n’est pas encore déterminée. Les concernés sont cependant partagés entre la satisfaction et la contestation. Pour les uns, la proposition est bonne et tient la route ; les autres, par contre, estiment que les solutions proposées ne répondent nullement à leurs attentes. Somme toute, ils se déclarent non intéressés et souhaitent être attributaires de logements plus commodes ou de lots de terrain à bâtir. Le président de la commission ad-hoc, pour sa part, dira que : « L’APC est dans l’impossibilité matérielle de répondre favorablement dans l’immédiat aux attentes des ces citoyens sachant que le problème perdure depuis toujours et que nous partageons vivement leurs douleurs ». Pour rappel, la cité a été construite au lendemain de l’indépendance en vue d’accueillir les victimes sans gîtes de la Révolution. Une bonne partie des attributaires a préféré ne pas s’y installer. Les maisons ont été occupées ensuite par des familles qui sont venues de partout : de la région et de dehors. L’attrait économique de la ville d’Akbou n’allait pas en parallèle avec le laxisme des autorités « compétentes » en laissant cette cité, située au cœur de la ville, livrée à elle-même, alors que des engagements de prises en charges réelles des habitants auraient dû être pris depuis longtemps. Ainsi, l’endroit aurait été un bijou architectural. En attendant, la situation est tellement délicate que les responsables autant que les citoyens doivent tous collaborer au seul intérêt de la commune.
B. Sadi
