Le conformément de la mosquée tarde

l L’imposante mosquée de la ville de Aïn El Hammam risque de s’effondrer si rien n’est fait pour stabiliser le terrain sur lequel elle est implantée. Jusqu’à un passé récent rien n’indiquait que l’édifice pourrait être en danger tant l’imposante masse qu’elle représentait, paraissait bien ancrée sur ses fondations. Le sol sur lequel elle a été érigée dans les années 60 donne ces derniers temps des signes d’instabilité, comme nous l’avons déjà signalé. Ces mouvements ont été mis à jour lors des travaux de terrassement du terrain qui allait servir à la construction des cent locaux, faisant partie du programme du président de la République. Il y a deux ans, la famille de l’imam a quitté précipitamment le logement de fonction qu’elle occupait depuis plus d’une décennie. Mitoyenne de l’édifice cultuel, à une vingtaine de mètres, la maison a présenté subitement, des lézardes importantes sur les murs. Il n’en reste à l’heure actuelle qu’une carcasse en ruines. L’emplacement, appelé « Jardin public », s’est affaissé sur tout son étendue, contraignant le constructeur à ériger des digues pour atténuer le glissement du sol et ainsi protéger les bâtiments en construction, en contrebas. Lors de sa visite, il y a deux ans, le wali de Tizi Ouzou a été informé de la situation. Pour préserver la mosquée, il aurait donné des instructions aux services concernés de s’occuper de la question or, force est de reconnaître que jusqu’à maintenant, malgré les promesses faites, ce jour là, pour la prise en charge du confortement de la mosquée, les travaux tardent à se faire. Attendent-ils de voir la mosquée subir le même sort que le logement d’astreinte. Une masse de béton d’un poids aussi énorme, si elle venait à être ébranlée, poserait des problèmes insolubles. Même si pour le moment aucun indice de l’imminence d’un danger n’est signalé, rien n’indique par contre que tout risque est écarté.

Les autorités ne doivent négliger aucun moyen afin de préserver cet édifice dont le seul coût de la reconstruction se chiffrerait en milliards. Mieux vaut prévenir…

Nacer B.