Un village à vocation avicole

Quatre poulaillers sont destinés à la poule pondeuse, sept à l’élevage commercial de poulets qui donnent une capacité de production de 84 000 kg de viande par an pour ne compter que la capacité des poulaillers agréés. Avec l’avènement des différents programmes, beaucoup d’agriculteurs de la région sont tournés vers l’aviculture. Ces dispositifs visent l’amélioration des conditions d’ambiance et de production. D’ailleurs, outre le suivi permanent du vétérinaire, les poulaillers peuvent s’équiper en matériel nécessaire comme les chauffages, les mangeoires, les abreuvoirs… etc. L’aviculteur peut même recevoir une aide de 100 000 DA sur les réparations effectuées sur son poulailler. Cependant, ce secteur ne marche pas tout à fait à merveille, aussi les petites aides dont les aviculteurs agréés bénéficient, n’atténuent pas complètement toutes leurs contraintes, notamment la cherté de l’aliment qui coûte jusqu’à 3400 DA le quintal. Un produit prépondérant et qui dépend directement du marché international des composants essentiels en l’occurrence le soja un élément très important riche en protéines et en lysine, et le maïs sans pour autant oublier les différents médicaments qui connaissent à leurs tours une vraie flambée de prix. Ce n’est pas tout car outre les difficultés liées aux tarifs de l’eau, de l’électricité qui restent encore un peu élevés selon quelques aviculteurs, la route menant à cette bourgade est impraticable ce qui incite certaines revendeurs à aller vers d’autres destinations cherchant d’autres fournisseurs. Mais le problème que soulèvent la majorité des éleveurs c’est l’étroite marge de bénéfice. « Les revendeurs réalisent plus de bénéfice que nous les éleveurs, eux au moins ils ne risquent rien car « kima djat klat » et ils n’ont pas trop de frais… » dit Yazid, un jeune aviculteur de ce village. L’aviculture n’est pas un simple investissement à Zounina, car elle représente une tradition et une ressource de vie principale pour la majorité des familles du village. Certes, les différents programmes d’aide au secteur de l’agriculture n’ont donné des résultats que partiellement, voire relativement, vu le nombre d’aviculteurs agréés qui ne représente que la moitié presque à cause de la désinformation et l’absence de la communication entre les agriculteurs et les services spécialisés dans ce domaine, mais ces premiers ont vraiment donné un coup de fouet à ce secteur qui a tant besoin d’une prise en charge, et le meilleur reste a venir.

M. C. Aït Meziane