Les fidèles investissent les alentours de la mosquée

Après avoir occupé longtemps une partie couverte récemment et annexée à la salle de prière ensuite la cour entière, les fidèles n’ont trouvé comme solution pour faire la prière du vendredi que d’investir le tronçon adjacent qui relie les deux routes principales de la ville de Seddouk après l’avoir aménagé dans ce but. Beaucoup de citoyens en ayant les moyens préfèrent se déplacer vers les mosquées des villages les plus proches tels Taqaât, Amalou Elmoufek, Bizou et Takrietz pour laisser un peu d’espace aux autres priants. Il est à signaler qu’un projet d’une nouvelle mosquée attend toujours les subventions nécessaires pour terminer les travaux qui ont débuté en 1996 pour être arrêtés peu de temps après et ensuite être relancés en 2004. Un projet très ambitieux qui compte une salle de prière d’une capacité d’accueil allant jusqu’à 1 500 priants, une bibliothèque, une salle de lecture et une petite école coranique.

Un ouvrage d’un montant de 2 milliards 800 millions centimes, une estimation qui remonte à la date de son lancement et qui n’a reçu comme subvention qu’environ 65 millions de centimes, selon le président de la commission chargée de s’occuper de la nouvelle mosquée, Elhadj Benmeziane Belkacem. Aussi une salle aménagée et bien équipée avec des sanitaires au niveau du rez-de-chaussée est ouverte pour les 5 prières de la journée depuis le dernier ramadhan avec une autorisation de la Direction des affaires religieuses de la wilaya. « Pour la prière de vendredi nous attendons toujours une réponse du ministère des Affaires religieuses, ainsi nous sollicitons au moins une ouverture partielle parce que ce n’est pas logique qu’une ville aussi peuplée que la nôtre ne possède qu’une seule mosquée. Pourquoi laisser les gens aller prier ailleurs, alors que nous avons une salle équipée et prête à accueillir jusqu’à 1 000 personnes ? », indique la même source.

En attendant l’ouverture de la nouvelle mosquée qui exige la fin totale des travaux de réalisation, les fidèles continuent de faire leur prière qu’il pleuve ou qu’il vente aux abords de l’ancienne mosquée parfois à même le sol.

M. C. A. M.