La première tranche de 06 km du projet de modernisation de la RN 30 qui relie la ville de M’chedallah à celle de Saharidj et dont la réception définitive vient d’être annoncée, il y a à peine quelques semaines, commence à dévoiler déjà des malfaçons visibles en divers endroits et cela avant même d’entamer la durée de sa période de garantie.
Ces inperfections sont visibles à la sortie nord de M’chedallah où il y a un affaissement de terrain dû sans doute à un mouvement de glissement de l’ouvrage (mur de soutènement) dont la base est aménagée au beau milieu d’un précipice à plus de 50 m au dessus du niveau du profond ravin semblable aux… jardins suspendus de Babylone. Il suffirait d’une seule crue importante de ce ravin pour voir ce mur prendre… la clé des champs et la route avec une autre fissure ou plutôt un cratère qui est apparu au niveau d’un autre ouvrage au lieudit « Thala Bouatas » à proximité du cimetière de M’zarir et cela en plus de plusieurs autres fissures masquées par des retouches le long de ce premier tronçon…
A quand va-t-on cesser de faire du « bâclage » une routine une culture banalisées ? Comment a-t-on pu signer le P-V de réception définitif en fermant les yeux et en ignorant ces défauts qui vont s’aggraver avec le temps et qui de plus enlaidissent ce projet flambant neuf ? Ce premier tronçon dont l’itinéraire traverse en plein milieu une haute colline, présente deux parties : la partie inférieure est composée de précipices qui dépassent les 100 m par endroit, et celle supérieure est faite de falaises qui se dressent à la verticale par rapport à la route comportant d’énormes pierres à moitié dénudées suspendues au dessus de la chaussée et qui constituent un danger permanent pour les usagers de cette route au trafic important. Vu le relief et la topographie de cette première tranche livrée, et les fissures qui apparaissent ça et là, ce qui dénote d’un mouvement continu de terrain, phénomène propre à tout espace aux reliefs accidentés, l’avis d’un simple technicien des travaux publics est largement dépassé par l’ampleur du phénomène et celui d’un géologue est plus qu’indispensable pour parer à toute éventualité. Notons qu’il y a moins de trois ans, les habitants d’un hameau construit sur la colline faisant face à cette route de l’autre côté du ravin, ont dû être évacués suite à l’apparition de fissures importantes à proximité de leurs maisons, preuve que les terrains de cette région sont instables et en perpétuel mouvement.
O. S.
