Les démarches de l’association du quartier auprès des autorités compétentes en la matière n’ont donné lieu pour le moment qu’à des propos contradictoires de part et d’autres.
« Des responsables de la direction des Mines et de l’industrie (DMI) nous ont assurés que le raccordement de notre quartier est pris en charge dans le cadre des programmes du sectoriel, ces derniers temps, des rumeurs persistantes courent à l’APC que ce projet est ajourné et que sa réalisation est reportée pour plus tard », nous a affirmé M. Bechroune, membre du comité de quartier. Les démarches de l’association auprès de Sonelgaz de Béjaïa, département gaz, n’ont pas abouti car cette entreprise aurait exigé de l’association un engagement écrit afin d’honorer leur quote-part de participation dans la réalisation de ce projet avant même l’établissement d’un devis. « La réalisation de ce projet requiert, d’après une étude sommaire, la mobilisation de quelque six (6) milliards de centimes, la quote-part des habitants est de 30% du coût global du projet, aucun président d’association ne peut s’engager à collecter quelque 2 milliards de centimes », poursuit M. Bechroune. Le taux de recouvrement de la wilaya de Béjaïa en gaz de ville reste encore l’un des plus faibles au niveau national, il est de 26 % pour tout le territoire de la wilaya alors qu’il dépasse les 76% pour les autres wilayas. D’autres grands quartiers de la ville d’Akbou restent encore privés de ce bien précieux ce qui découragent les plus optimistes des habitants des villes de la daïra d’Akbou qui espèrent voir un jour, leurs maisons alimentées en gaz de ville.
Saidi B.
