Le célèbre chanteur Rabah Aifen vient de produire aux éditions « Adjlout » un nouvel album qui a pour titre Aayigh guir amaïch (Las de la malvie). L’œuvre est composée de six titre à savoir : Yir Amaïch (la mal vie), Ccix (le sage), Tanekart N.
Tayri (Ingratitude d’amour), Serrehas i teqcict (émancipation), Tasusmi d dhheb (le silence vaut de l’or) Hess-iyid (écoute-moi). L’artiste Rabah Aifen a consacré plusieurs mois pour finaliser ce produit au niveau du studio Sono Star à Alger.
Le chanteur est resté fidèle à son style lequel est un mélange de folklore et de chaâbi. Tout en consacrant souvent des musiques rythmées, l’artiste a donné une importance à la poésie dans ses chansons à texte en usant de vers bien cousus et de fortes métaphores. Un duo accompagné de la célèbre voix de Siham Stiti a été employé dans la première chanson Yir Amaïch.
L’artiste a fait appel également à de célèbres musiciens pour l’accompagner dans cette nouvelle œuvre, entre autres Moh Soricat, Samir Amirouche, Torqui, etc. Dans le troisième titre un grand hommage a été rendu à la mère. Dans les autres chansons l’artiste chante le marasme social auquel les jeunes, particulièrement, sont confrontés : l’évolution dans les moeurs, l’honnêteté. Un hommage a été rendu à la sagesse kabyle dans la chanson Ccix.
Awiyid agris yehmen
A y dawigh I tij deg fus
An deyla u xam I t henane
An deyla urgaz ur n hus
Anda tela tegmats yesfen
Ahat lmelh ad y imsus
Laaer yghal dachiven
Di tesga izel avarnous
Apporte-moi de la glace chaude
Je t’apporterai le soleil entre les mains
Y a-t-il un foyer épargné par les crises
Y a-t-il un homme non affecté
Où est-elle la fraternité d’antan?
La lâcheté est devenue reine
Qui s’est instauré dans nos esprits.
C’est ainsi que l’artiste décrit en métaphores la perte des valeurs dans une société gagnée de plus en plus par la culture de l’individualisme et le manque de solidarité.
Enfin, l’album qui est sorti sur le marché depuis le début de cette semaine a été bien accueilli par le public et dire que le chanteur Rabah Aifen s’impose de plus en plus sur la scène artistique kabyle.
Mourad Hammami
