Après la suspension, la confusion

Quarante-trois travailleurs contractuels de la Socerca d’Amizour vivent depuis le mois de janvier dernier dans une expectative abyssale. Et pour cause, leur suspension provisoire s’éternise et prend au fil des jours l’allure, estiment-ils, d’une « fuite en avant délibérée » de toutes parts. En proie à des difficultés financières, l’employeur a été, selon les travailleurs, dans l’obligation de recourir à la fermeture provisoire de la fabrique, le temps d’assainir sa situation.

D’ailleurs le même mois, soit janvier, les quarante-trois travailleurs avaient demandé un changement de statut auprès de la Direction de l’usine, autrement dit leur titularisation : la suspension est intervenue peu de temps après. Est-ce une simple coïncidence ? Face à cette situation, les quarante-trois travailleurs ont demandé, après la réouverture de l’usine, une « réconciliation » auprès de leur employeur, dont l’Inspection du travail assurera l’intercession entre les deux parties en litige. L’Inspection du travail a adressé en date du 23 février des convocations aux 43 travailleurs pour une rencontre avec leur employeur le 16 mars. Mais lesdites convocations n’ont été reçues qu’en fin de l’après-midi du 16 mars, le tampon de la poste faisant foi sur le document présenté à l’Inspection du travail.

Cela a bien évidemment compromis la rencontre de réconciliation, au motif que les travailleurs convoqués n’ont pas respecté la date-butoir. Du coup, l’Inspection du travail exige des quarante-trois travailleurs de reprendre leurs démarches à zéro. Les travailleurs, qui s’estiment « lésés », ont observé mercredi passé un rassemblement devant les locaux de l’Inspection du travail pour demander à cette institution de fixer une date de réconciliation commune et de revoir leur situation ».

D. S.