Belazem, petite agglomération secondaire, située à la sortie ouest, surplombant la voie ferrée et la RN5, à quelques kilomètres de la ville de Lakhdaria, souffre depuis de nombreuses années de l’absence flagrante d’eau, plus particulièrement durant la saison chaude et d’une voie d’accès carrossable en période hivernale. En plus de ces deux problèmes vitaux se greffe, pour la traversée de la voie ferrée, le passage à niveau qui a connu des débuts de travaux et se trouve non achevé. Proche de la ville, ce hameau a de tout temps, résisté, malgré l’insécurité qui y régnait dans un passé proche, à l’exode de sa population vers le centre-ville. Pour mémoire, un propriétaire terrien, en l’occurrence le regretté Hadj Ahcène, aurait selon, les déclarations de Sayoud Lounès, habitant de cette contrée, fait don d’une parcelle de terrain à l’APC, sous condition, que celle-ci, après l’édification du château d’eau devant desservir la zone d’activités, implantée en contrebas de cette région, puisse alimenter, en eau potable Belazem. Mais voilà, une dizaine d’années se sont écoulées, le réservoir construit, d’une capacité d’environ 15 000 m3 attend toujours, sa fameuse conduite de raccordement qui tarde à venir et que les citoyens attendent avec un espoir libérateur. Dans l’attente, les citoyens, pour quelques uns plus fortunés, le puits ; pour les autres, malgré eux, l’eau transportée par citerne. Les citoyens de Belazem, verront-ils, un jour, exaucé, leurs souhaits à savoir, le précieux liquide, qu’est l’eau, une route goudronnée et pourquoi pas, si les statistiques sont favorables, une petite école. L’espoir est-il permis ?
Ath Mouhoub
