Un chemin dans un état déplorable

Comme son nom l’indique « Avrid U Tarqi » (piste turque), ce chemin vicinal a été l’œuvre du cinquième envahisseur (les turcs) qu’a connu l’Afrique du Nord, l’Algérie en particulier. On soutient même que l’existence de cette piste date de l’ère romaine, et que ce sont les Romains qui étaient les premiers à avoir emprunté cette route lors de leurs longs déplacements qui les conduisaient de Béjaïa vers Alger. De là, on déduit l’importance de cette route vieille de plusieurs siècles, et, qui reste parmi les rares témoins de l’histoire de cette région rebelle et révolutionnaire. Malheureusement, ce tronçon d’une utilité publique remarquable, qui traverse la commune d’est en ouest, est dans un état des plus dégradés (asphalte dégradé, nids-de-poule, fossés et trottoirs inexistants, chaussée très étroite), au point où les véhicules (transporteurs en particuliers) l’ont déserté. Chose évidente, cet état des choses pénalise des milliers de personnes issues des villages riverains (la moitié de la population de la commune environ). En effet, les transporteurs et autres véhicules ne prennent ce chemin vicinal que rarement. Ce qui rend de fait les attentes dans des points d’arrêt plus long et très harassants. Alors, souvent, les pauvres citoyens n’ont d’alternative que de rallier leurs lieux de travail, mais aussi les établissements scolaires pour les collégiens et lycéens, à pieds, en hiver comme en été. Les riverains qui affirment avoir saisi les autorités locales à ce sujet, à maintes reprises, espèrent que les travaux de revêtement, d’extension et d’aménagement de cette route séculaire, soient lancés dans les meilleurs délais.

Farid A.