Le relief, différent de celui de la première tranche a nécessité l’intervention d’autres engins de travaux publics en raison de la qualité du sol « rocailleux et escarpé », principalement les brise-roches, pelles extravatrices et dumpers de carrière : c’est un tracé qui demande la mobilisation de grands moyens pour mener à terme ces travaux de titans, surtout concernant l’extraction et l’évacuation de morceaux de roches qui pèsent des dizaines de tonnes.
C’est malheureux de voir ces montagnes de roches de la meilleure qualité (rouge) évacuées et jetées inutilement alors qu’il suffirait de l’installation sur les lieux d’une « carrière » pour la fabrication d’agrégats à moindre frais et éliminer du même coup l’insurmontable problème de l’évacuation des déblais, ce qui donnerait ensuite un rythme beaucoup plus rapide à l’avancement des travaux de ce projet qui accuse déjà un énorme retard par rapport aux délais de réalisation, d’autant plus que des entrepreneurs locaux bien connus sur la place publique sont en possession de ce matériel de carrière, mais à l’arrêt, des entrepreneurs qui ont déjà formulé le vœu il y a de cela quelques années d’installer leurs carrières d’agrégats en ces lieux et qui se sont vus repousser bêtement sans aucune raison autre que celle « d’affinité classiques ».
Voilà à présent que l’on jette cette matière première d’un des plus important matériaux dans toute réalisation de construction ou d’infrastructures de base qu’est l’agrégat dont la seule carrière communale d’Ath Mansour ne peut plus satisfaire la commande locale.
En ce qui concerne le retard constaté dans l’avancement des travaux, nous croyons savoir que le même entrepreneur mène d’autres projets dans d’autres wilayas, d’où l’instabilité des engins qu’il transfèrent d’un projet à un autre en fonction des besoins urgents. Cette deuxième tranche de la RN 30 serait bien plus compliquée que la première : d’abord, elle traverse le flanc ouest de « Lala Khedidja » en haute montagne, ensuite plus important encore, elle constitue toujours l’unique route pour tous les villages situés sur son itinéraire tel Imezdhourar, Illilten, Ath Ali Outhmime et enfin Ivalvaren, d’où la nécessité absolue du renforcement du chantier en moyens, surtout matériels, pour mener à terme les travaux dans les plus brefs délais et cela sans évoquer les centaines d’autres usagers de cette route allant ou venant des communes limitrophes de l’autre versant de Djurdjura, côté wilaya de Tizi Ouzou. Enfin, en raison de son paradisiaque panorama, ce tronçon est très prisé par des touristes qui affluent par milliers chaque année.
Omar Soualah
