Projet de proximité de développement rural intégré

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La salle des délibérations de l’APC d’Akbou a abrité le 14/04/2007 les premières journées de formation et d’information sur la mise en œuvre des programme PPDRI organisée par la daïra d’Akbou, animées par le Dr K. Aïssat, professeur à l’université de Béjaïa et membres du CNEAP (Centre national d’études appliquées aux populations), assisté par M. Aït Hatrit, cadre de la DSA (Direction des services agricoles), ces journées étaient destinées à l’ensemble des P/APC de la daïra d’Akbou et tous les subdivisionnaires.

Le conférencier a dressé un tableau d’ensemble des politiques de développement en soulignant leurs insuffisances et les raisons qui ont conduit à leurs échecs patents. Le PRR (Plan de renouveau rural), ensemble des PPRDRI, constitue une alternative crédible à même de rattraper le retard accumulée précédemment selon l’orateur. Il est une stratégie dictée autant par “La mondialisation” que par le souci de maintenir les grands équilibres économiques, écologiques et démographiques condition sine qua non de développement durable.

Le PRR prévoit entre autres la décentralisation du pouvoir de conception des projets et son transfert aux populations dans le cadre d’une approche territoriale globale et participative. Ainsi, et à partir de 2009, chaque village ou Ksar sera appelé à établir son propre plan de développement. Les autorités (APC, Daïra et wilaya) auront à statuer sur la fiabilité, la conformité et la durabilité des projets préposés.

Un système d’information adéquat utilisant Internet sera mis en place en vue d’assurer une gestion efficiente et transparente de l’ensemble de opérations. Il sera accessible à tous les animateurs, et chacun en ce qui le concerne.

A noter qu’une enveloppe budgétaire de 19 milliards de dollars sera mobilisée pour financer ce plan intéressant, et ce pour pas moins de 650 communes à travers le territoire national. Certes, ce plan tel qu’exposé a suscité espoir et optimisme au milieu des présents ; néanmoins, certains ont regretté le fait que le P/APC se verra privé encore de quelques prérogatives, qui sont actuellement de son seul ressort, aux profit des autres acteurs, et que le projet bien que plaidant un transfert du pouvoir du sommet de l’Etat vers la base et la décentralisation de la compétence territoriale, a été édicté d’en haut sans concertation préalable et un débat au niveau des collectivités locales.

B. Sadi

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