Le festival de la chanson amazighe, tenu durant trois jours à la Radio nationale, a été clôturé jeudi dernier, et ce, dans un esprit de fraternité et convivialité formidable. La soirée a été consacrée au passage de tous les artistes venant des quatre coins du pays, notamment les Chaouis, Touareg, Mozabites, Ichenouiyen et Kabyles, et en fin de soirée, regroupés dans un groupe historique rassemblant l’ensemble des participants venant des quatre coins du pays en chantant » Thamourthiw tamourth idhourar « , du chantre Akli Yahyaten, un des premiers piliers de la chanson amazighe des années 50. Présent à la fête de l’union et pour la réhabilitation de façon continue du patrimoine culturel et artistique de la chanson amazighe, Azzedine Mihoubi en tant qu’artiste et écrivain d’abord, et de directeur général de la Radio nationale, il dira : » Nous voulons donner au festival un ancrage et une dimension historique au-delà des considérations folkloriques. C’est la raison pour laquelle le choix du nom de la poétesse Dacine a été retenu. Il y aura une continuité sans complexe dans le sens de la promotion et sauvegarde des variantes de l’identité algérienne. Nous pensons aussi au poète Si Mohand Ou M’hand et bien d’autres figures historiques, c’est un devoir de porter tout l’intérêt au travail de valorisation et de réhabilitation des valeurs qui commence de l’intérieur du pays « . Pour sa part, Mohamed Badredine, directeur de la Chaîne II, tout heureux de la naissance de cette première édition, qualifiée de » naissance d’un bébé » par bon nombre de participants, et qu’il faudra impérativement soutenir et enrichir sur tous les plans. L’ensemble des artistes, organisateurs, participants et public sont unanimes quant à l’importance du festival de la chanson amazighe, qui constitue une première pour le rapprochement des différents artistes et acteurs de la promotion et la sauvegarde du chant amazigh dans toute sa diversité. Le chantre kabyle Akli Yahyathen dira à ce propos que » c’est une très bonne chose que des artistes représentant les différentes variantes de la chanson amazighe se rencontrent. Cela ne pourra que consolider nos valeurs ancestrales dans toute leur richesse, chants, culture et identité « . Le groupe touareg de l’Ahaggar de tamenrasset déclare : » Nous sommes très heureux de chanter dans ce festival de la chanson amazighe, pour lequel nous souhaitons de tout cœur la continuité et longue vie, dont beaucoup de choses de positif viendront avec « . Pour Djamel Sabri, du groupe les Berbères, » nous avons chanté en groupe la chanson, Thamourthiw tamourth idhourar de Akli Yahyathen que je viens de connaître pour la première fois. Je suis très content. J’espère que le festival fera dans la continuité pour la richesse de la diversité de notre art ». Le groupe Auchidhane de Ghardaia dira d’emblée : » Je suis très content pour la rencontre des différents artistes de notre culture amazighe. Avant, j’entends parler de Akli D, grâce à ce festival, je viens de le connaître et chanter avec lui, c’est une grande fête qui aura plein de succès à l’avenir. » Le célèbre Akli D, venant de France, homme très origina, ouvert et modeste, malgré la fatigue des longs voyages, dira » on m’a sollicité pour chanter dans le festival amazigh, je me suis dit que ce n’est pas possible de chanter à l’occasion du 20 Avril, avant de chanter d’abord dans ma chère Kabylie. J’ai chanté d’abord au Centre culturel de Tizi-Ouzou avant de venir à la radio. Concernant la chanson “Thamourthiw « , je vois à travers cette chanson de Akli Yahyathen, un des piliers de la chanson kabyle, comme un hymne du festival, parce qu’elle représente tout le monde dans Thamourthiw. » Au finishe de la soirée des diplômes d’honneur ont étés distribués aux chanteurs et autres participants.
Amar Chekar
