Le Satef rongé par une guerre de leadership

Partager

Les professeurs certifiés de l’enseignement fondamental (PCEF) de Tizi-Ouzou ont tenu hier matin un sit-in de protestation devant la Direction de l’éducation de la wilaya de Tizi-Ouzou. Ils réclament la reclassification de leur salaire qui se situe actuellement à la catégorie 11 pour l’aligner à la 13 comme c’est le cas pour tous les fonctionnaires titulaires de licences. Cette action qui est généralisée sur tout le territoire national, a eu le soutien des syndicalistes de Tizi-Ouzou, entre autres, Boualem Amoura qui se réclame coordinateur de wilaya, secrétaire national à l’éducation au Satef (syndicat autonome du technique, de l’enseignement et de la formation). Un Satef, comme pour l’ensemble des syndicats qui s’autoproclament autonomes, d’ailleurs, scindé en deux ou deux têtes, Amoura et Sadali en l’occurrence, réclament la légitimité de leur poste de responsable de ce syndicat. Durant les deux mouvements de protestation initiés par l’ensemble des syndicats autonomes de la Fonction publique, en février dernier puis à la mi-avril passée, l’un s’est allié avec la CNSAFP (Coordination nationale des syndicats autonomes de la Fonction publique) et l’autre s’est affilié à l’IAFP (l’Intersyndicale autonome de la Fonction publique), pour ne pas rater leur place sur la scène syndicale. En vue de voir plus clair dans cette cacophonie de la légitimité de l’un et de l’autre à la tête du Satef qui draine avec lui des dizaines d’enseignants qui y ont adhérés, nous livrons ci-après les propos de M. Sadali et ceux de M. Amoura à quelques jours d’une autre action des syndicats qui  » ne veulent pas rater la fête du 1er-Mai, journée internationale des travailleurs, pour réitérer leurs revendications.  »

M.A.T.

Partager