Retard dans la réalisation des projets de logements

Le cas des logements participatifs du chef-lieu de la commune est plus que révélateur d’une lenteur des travaux qui ne dit pas son nom puisqu’en l’état actuel le projet n’avance pas au rythme voulu par les demandeurs.

En effet, sur 40 unités programmées pour un délai de réalisation qui ne devait pas dépasser 24 mois, seules 20 d’entre elles sont en superstructure mais avec une cadence de construction jugée très faible.

Le reste du projet, à savoir le deuxième bloc faisant face à la principale artère de la ville, est complètement à l’arrêt après la décision prise par l’agence foncière de confier à un autre entrepreneur ce qui reste comme travaux.

Cette situation a généré de la colère parmi de nombreux souscripteurs au point que certains ont choisi tout bonnement de se désister, et ce après avoir contribué avec une somme d’argent assez conséquente sous forme de premier apport demandé par le promoteur avant de bénéficier de l’aide de la CNL, laquelle constitue une partie du montage financier pour ce type de logements.

De ce fait la commune de Aïn Zaouia, malgré l’effort des autorités locales à réserver des terrains pour toutes les formules de logements existantes, n’a pas connu l’essor escompté dans le domaine de l’habitat même si des logements sociaux ont été attribués, mais pas assez pour répondre à une forte demande qui émane essentiellement des populations de la zone urbaine.

Et pour illustrer ce déficit, il y a lieu de signaler que plus de 100 unités de logements sociaux sont en attente d’être confiées à une entreprise, en plus de 20 logements LSP au Lotissement nord. Heureusement, dans les villages l’introduction de l’aide à l’habitat rural a quelque peu atténué la demande, particulièrement dans la localité de Boumahni où plus de 200 familles ont pu avoir l’opportunité de construire leur propre demeure.

Enfin, comme à chaque chose il y a une exception, il faut rappeler que la municipalité s’apprête à réceptionner 58 logements au cours de cette année, ce qui permettra sans doute de recaser certaines familles soumises à des conditions de logements précaires.

M. Haddadi