Vieux de plusieurs années, le projet du centre d’affaires de Tizi-Ouzou sera lancé dans les semaines à venir sur le site abritant actuellement le marché aux puces et de vêtements à la place du 1er-Novembre, tout près du stade de Tizi-Ouzou.
Le projet en question, s’étalant sur une superficie totale de 43 461,42 m2, comprend un centre commercial et plusieurs structures annexes tels des parkings de stationnement ainsi que des espaces de loisirs. » L’aménagement de la place abritant le projet va carrément restructurer l’axe du 1er-Novembre et le centre ville de Tizi-Ouzou « , souligne Naguim Kolli, premier adjoint au maire de Tizi-Ouzou. Le coût estimé de réalisation pour ce grand projet avoisine les 380 milliards de centimes dont 130 milliards qui seront consommés dans les structures en béton et les 250 milliards de centimes pour les travaux de finition et d’embellissement du site et de ses environs immédiats. Cette somme colossale sera puisée des caisses de l’Agence foncière avec le concours du Trésor public.
Sa réalisation dépend désormais de la procédure de délocalisation des tenanciers de quelque 253 boutiques qui y sont implantées depuis près de 15 ans. » Seul le problème technique inhérent à la délocalisation des commerçants de ce marché qui fait que le chantier tarde à être lancé « , nous a confié, par ailleurs M. Kolli.
En effet, la mairie de Tizi-Ouzou trouve toutes les peines du monde à transférer les commerçants du 1er-Novembre vers l’ancien souk el fellah de Azib-Ahmed, à la Nouvelle-Ville, en raison de l’opposition des jeunes de ce quartier qui veulent en être les premiers bénéficiaires. Une opposition qui s’est d’ailleurs traduite par des actions spectaculaires de ces jeunes devant et à l’intérieur du siège de la wilaya il y a dix jours de cela. Quoique la révolte des jeunes du quartier Azib-Ahmed se soit estompée après que le maire et la chef de daïra aient rassuré les insurgés de les » recaser » à leur tour, il n’en demeure pas moins que la procédure de délocalisation traîne toujours faute d’un réel consensus sur l’affectation momentanée de l’ancien souk el fellah au profit des commerçants du 1er novembre. Néanmoins, l’administration de wilaya a préconisé, avons-nous appris également auprès du premier adjoint au maire, la construction de deux minimarchés couverts de 400 places à la cité des 2000 Logements de la Nouvelle-Ville pour satisfaire les doléances des jeunes chômeurs d’Azib-Ahmed. Il s’agit, en effet, de deux structures de commerce de 208 box chacun et d’une superficie de 3 660 m2 pour chacun d’entre eux également. Si le premier minimarché sera localisé près de la 3e sûreté urbaine, le second ne manquera pas d’accuser un léger retard faute d’assiette de terrain préalablement définie. Et c’est l’achèvement de ces deux projets qui déterminera, à vrai dire, l’échéance de réalisation du centre d’affaires. Celui-ci, conçu dans un style ultra-moderne par l’Agence foncière de Tizi-Ouzou, sera fait de quatre bâtiments destinés au commerce et professions libérales. Le centre commercial sera implanté sur un terrain de 7 996 m2. Et pour endiguer les stationnements anarchiques dans la ville de Tizi-Ouzou, le maître de l’ouvrage a inclus un parking à quatre étages, dont trois en sous-sol, d’une capacité de 630 places, soit une superficie globale de 17 794 m2 Il est à signaler que l’étude et la maquette de ce projet ont été finalisées depuis plusieurs années avant de les envoyer sommeiller dans les tiroirs de l’Administration pour des raisons qui restent obscures. » Le projet de l’Agence foncière de Tizi-Ouzou a été voué aux oubliettes par manque de volonté politique.
Ce n’est qu’après insistance de l’actuel wali, M. Mazouz, qu’il a été déterré, et il compte le réaliser quel qu’en soit le prix « , nous a confié M. Kolli.
M. A. T
