Que peut faire…Bachagha ?

Ces points à traiter sont une douzaine de rejets d’assainissements, plus de 20 dépotoirs et de décharges sauvages d’ordures ménagères. Ce service d’hygiène est-il réellement bien géré ? Sachant qu’il a été équipé en 2006 de pas moins de 10 « atomiseurs » individuels doté de moteurs, un équipement dont il a bénéficié lors de l’apparition de la blue-tongue, comment trouve-t-on le moyen d’équiper le malheureux fonctionnaire d’un simple pulvérisateur à dos manuel.

Que peut-il faire avec ce dérisoire bidon de 15 litres ? De plus la campagne étant lancée tardivement, quels que soient les moyens mis en œuvre ils ne pourront jamais mener à terme et dans les délais cette campagne vu le laisser-aller des responsables concernés.

Il est fort à parier qu’ils abandonneront avant que le dixième de ces points névralgiques ne soit traité, une négligence qu’ont payée très chère les éleveurs de la commune de Saharidj en 2006, eux qui ont vu leur troupeau d’ovins décimés par l’épidémie de la blue tongue. Lors d’une entrevue que nous avons eue ce mercredi à ce sujet avec trois adjoints de l’APC de Saharidj, le subdivisionnaire de l’agriculture de M’chedallah, présent, a suggéré aux élus de rattraper ce retard en faisant appel à un « camion épandeur » pour pallier à toute éventualité, d’autant plus que toutes les zones à risque sont accessibles grâce aux pistes agricoles récemment aménagées.

Pour rappel, des centaines de têtes d’ovins ont été terrassées par l’invasion de cette mouche qui transmet la blue-tongue.

La commune de Saharidj, atteinte de plein fouet, a enregistré le taux le plus élevé de mortalité d’ovins à l’échelle nationale. De nombreux éleveurs ont été complètement ruinés, et à ce jour personne ne s’est soucié de leur situation.

Le silence de ces éleveurs abandonnés s’explique par leur « fierté de montagnard » légendaire qui les empêche d’aller pleurnicher dans les girons des autorités locales, lesquelles de leur côté font comme si elles n’ont rien vu. Ainsi les uns ont évité de faire le compte et les autres sont laissés – pour – compte. Finalement, personne n’a trouvé son compte.

Omar Soualah