De nombreux médecins internistes officiant dans le secteur privé n’ont de cesse de ruer dans les brancards en fustigeant la circulaire n°01/MSP du 27/01/1998 qui jure, selon eux, avec le principe d’équité arrimé à leur sacerdoce.
Les internistes se retrouvent, en vertu de cette circulaire, non habilités à la pratique de l’échographie en milieu libéral et privé, puisque sa prise en charge par la CNAS est respectée conformément à ce texte. « La circulaire porte atteinte et préjudice à la crédibilité de la médecine interne », s’offusque un praticien établi à Akbou. En effet, l’application de cette circulaire en recommandation du comité de radiologie, n’autorise pas les spécialités médicales à cet examen non invasif et anodin, sauf pour : le spécialiste en radiologie pour l’échographie générale, le spécialiste en cardiologie pour l’échographie cardiaque, le spécialiste en gynécologie pour l’échographie obstétricale.
Par ailleurs, les médecins pensent que l’application de cette circulaire pénalise lourdement le patient malade dans la quête diagnostique puisqu’il se doit d’être examiné par le spécialiste médical (interniste) sur le plan physique et par le médecin radiologue pour l’exploration échographique. « Cette circulaire est un non sens, dans la mesure où cet examen est reconnu, pratiqué, voire enseigné dans les services des médecines internes en milieu hospitalo-universitaire ou public », estime un médecin interniste de Tazmalt. En tout état de cause, les internistes appellent de leurs vœux la réhabilitation de la circulaire n°02/93 qui est seule, à leurs yeux, à même de « permettre une reconnaissance crédible à la médecine interne et un gage de témoignage à la formation spécialisée ».
N. M.
