Les dernières élections locales (APC, APW) et nationales (APN), n’ont guère eu de succès, voire même boycottées en Kabylie.L’insignifiant taux de participation des électeurs leur a ôté toute légitimité et crédibilité, les marquant ainsi du sceau de l’invalidité.En effet, il est ridicule qu’un Etat compte sur des élus qui ont remporté un suffrage avec moins de dix (10) voix pour certains d’entre-eux. L’initiative du RND de retirer ses élus des assemblées locales en Kabylie, si elle est à saluer, ne constitue néanmoins que la moitié du parcours. La logique voudrait que ce retrait touche également les députés de cette région, vu que les motivations et les raisons qui ont conduit au retrait des mairies et des élus APW sont aussi valables — sinon plus — pour les mandats de députés. N’invalider les élections qu’en Kabylie conduirait inévitablement à singulariser une fois de plus cette région. Le processus étant enclenché, il serait plus judicieux que le Président convoque le corps électoral pour des élections générales anticipées. Cette demande aura le privilège de la clarté, au vu des changements de fond qu’a connus le paysage politique national.Elle sera également plus cohérente, en dotant le président de la République d’une majorité au sein des institutions. Ce dernier, qui a remporté les présidentielles haut la main, et donc acquis la majorité des voix des Algériens, se retrouve à la merci des bruits de vestes qui s’opèrent à l’APN. Les électeurs se sont dotés d’un programme en élisant un Président, il est de leur droit de voir ce programme dans des institutions élues localement.
Chérif A.
