1 000 nouveaux cas enregistrés annuellement en Algérie

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Un cancer en nette progression en Algérie : le cancer de la prostate qui a été au centre des débats au cours d’une rencontre organisée dernièrement par le centre anti-cancer de Blida à l’hôtel Sheraton. Représentant la deuxième cause de mortalité chez les hommes après le cancer du poumon, ce type de cancer est souvent diagnostiqué à un stade tardif, indiquent des spécialistes, à l’occasion des Journées scientifiques sur le cancer de la prostate. « Entre 80 et 85% des cas arrivent au niveau des structures hospitalières spécialisées à un stade avancé, voire métastasique, » ont-il, également, précisé. Le professeur Kada Bouagla, responsable du centre et organisateur de cette rencontre a indiqué ceci :  » Cette pathologie, qui touche l’homme à partir de 50 ans, a connu ces dernières années une nette progression à cause du prolongement de l’espérance de vie des Algériens  » avant d’ajouter que :  » Sur les 30 000 nouveaux cas de cancers enregistrés chaque année, prés d’un millier concerne le cancer de la prostate « . En terme de chiffres le Pr. Bouagla a par ailleurs précisé qu’en 2007, il a été enregistré 106 cas de cancer de prostate sur les 1 600 nouveaux cas de cancers traités au niveau du centre, soit 7% du total de tous types de cancers. Sur le volet prévention, le Pr Bouagla a indiqué que cette pathologie, peut être guérie si elle est traitée à temps, donc selon lui, le dépistage précoce est le seul moyen de lutter contre cette maladie, car il permet de déceler des formations précancéreuses.

Pour sa part, le Pr Christophe Hennequin, oncologue radiologue à l’hôpital Saint-Louis de Paris, a insisté sur le diagnostic précoce de cancer dit asymptomatique (sans signes cliniques) et ce par un prélèvement sanguin chez les hommes ayant dépassé la cinquantaine. En citant pour exemple le cas des Etats-Unis qui ont réussi à réduire l’incidence de cette pathologie, et ce grâce à une stratégie de dépistage précoce. S’agissant de la prise en charge de cette maladie qui représente un véritable problème de santé publique, le même spécialiste a souligné que le traitement du cancer de la prostate repose sur la chirurgie et la radiothérapie.

Concernant le centre anti-cancer de Blida, le Pr Bouagla a affirmé qu’il est doté d’un équipement de dernière génération avec des accélérateurs linéaires multi-lames permettant de mieux traiter les malades cancéreux avec de bons résultats et avec moins d’effets secondaires par rapport aux anciens équipements. Rappelons au passage qu’il y a trente ans on traitait 50 cas de cancer de la prostate contre 160 cas en 2007, ce qui explique l’efficacité de ces nouveaux équipements. Ces derniers, gérés par un plateau technique, nécessitent, selon le responsable du centre, une maintenance régulière.

Lynda Louifi

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