Les citoyens du village Agoulmin, chef-lieu de la commune Aït Khellil, s’insurgent contre le détournement d’un nombre de projets qui auraient été affectés vers les villages d’origine d’“indélicats élus”. C’est ce qui ressort d’une lettre ouverte adressée au premier magistrat de la wilaya de Tizi-Ouzou, dont nous détenons une copie. Il est même question de recourir à l’action pacifique de fermeture de l’APC, dans un délai franc de jours à compter du 4 mai 2008, date d’édition de la lettre ouverte si leurs revendications ne sont pas prises en considération. La lettre, transmise, notamment, au procureur général près la cour de Tizi-Ouzou, le chef de sûreté de wilaya, le chef de daïra de Mekla, le P/APC d’Aït Khellil, le colonel, commandant du groupement de wilaya de Tizi-Ouzou du Darak el Watani, entre autres, traduit parfaitement le ras-le-bol de la population d’Agoulmim, plus spécialement sa bouillonnante et coléreuse jeunesse. Une jeunesse spoliée de toutes perspectives économiques, sociale et culturelle. Le ras-le-bol a, donc atteint son summum, selon le document, avec le dernier détournement vers Aït-Kheir, village de l’actuel président d’APC, d’un projet de maison de jeunes inscrit au niveau de la wilaya de Tizi-Ouzou et de la daïra de Mekla affecté officiellement au village Agoulmim. L’autre objet de la colère des habitants de ce village n’est autre qu’une piste de désenclavement et contre-incendie. La concrétisation de ces deux projets partie des exigences immédiates du comité de village d’Agoulmim. A moyen terme, les représentants d’Agoulmim revendiquent haut et fort la priorité pour l’implantation des futurs projets de développement, comme promis auparavant, ainsi qu’un droit de regard en tant que société civile sur les futures délibérations d’affectation des projets au niveau de la commune. “Avec ces dénis de justice, nos jeunes nous demandent de ne plus les retenir pour entamer des actions d’envergure”, préviennent les représentants du comité de village, qui se présentent comme un groupe de sages qui ont accepté d’assumer bénévolement la charge du comité de village. Ces derniers attirent, enfin, l’attention sur les risques de dérapage que la révolte de cette jeunesse marginalisée pourrait engendrer.
Samia A.
