Détresse juvénile

Les jeunes de la commune de Kherrata, à une cinquantaine de kilomètres au nord de Béjaïa, languissent en attendant des lendemains meilleurs. Chômage, vacuité, délinquance et autres aspects dégradant la vie sociale constituent le quotidien morose des jeunes de cette bourgade déshéritée. Le chef-lieu communal sert de point de rencontre.

Tous les jeunes des différents villages que compte cette commune se rendent quotidiennement pour y passer la journée.

En l’absence de chiffres officiels, il est impossible d’évaluer le taux de chômage dans cette localité, mais la réalité du terrain nous laisse déduire la gravité de la situation dans laquelle baigne cette catégorie. En effet, les cafés, les trottoirs, les murs de certains boutiques et autres édifices publics et les arrêts de fourgons sont entre autres les places occupées par ces personnes désœuvrées. Ce décor lamentable où les responsabilités des uns et des autres s’enchevêtrent hante quotidiennement les esprits tant des parents que des élus locaux. Le manque avéré des structures culturelles et sportives pouvant contenir le flux des jeunes aggrave de plus en plus la situation et se répercute négativement sur leur moral.

Au niveau de l’APC, les recrutements sont rares. Les dispositifs de l’ESIl et de l’IAIG sont devenus obsolètes face au nombre important des jeunes chômeurs. Toutefois, les conséquences résultant de cette malheureuse réalité sont innombrables.

La banalisation de la violence, la vente des stupéfiants et les dépressions récurrentes touchant ces jeunes chômeurs figurent en tête des préoccupations.

Smaïl Chenouf