l Kalous, c’est cette bourgade de près d’un millier d’habitants située à une vingtaine de kilomètres à l’ouest de Bouira, sur la RN 5. Hormis la nouvelle école qui a ouvert ses portes il y a de cela deux années, ainsi que les quelques maisons construites dans le cadre du RHP- dont certaines sont toujours en chantier – Kalous demeure cet ensemble de taudis où s’entassent des familles entières vivant dans des conditions des plus déplorables, à la limite même de la dignité humaine. Les jeunes dans ce patelin sont livrés à eux-mêmes, coincés entre le chômage qui règne en maître et l’oisiveté du fait de l’absence de toute infrastructure juvénile… C’est la même routine : ils s’agglutinent au niveau de l’unique café qui jouxte la rue de la Mosquée à défaut de partir sur Bouira ou Aomar, histoire de tuer le temps. Situé à la lisière de la Route nationale n°5, appelé communément « tronçon de la mort », l’absence d’une passerelle reliant les deux cités de cet axe routier où les accidents de la circulation sont fréquents met les Kalousiens, notamment les lycéens et les collégiens, devant un danger permanent : plusieurs ont été victimes d’accidents de circulation… Autre souci, l’eau potable distribuée un jour sur deux à raison de deux à trois heures
par jour.
La rareté de cette denrée oblige les habitants adultes et enfants à aller s’approvisionner qui à dos de baudets, qui sur des brouettes, à partir d’une fontaine située à la sortie de Kalous… Ajouté à cela le problème de l’électricité et ces fréquentes coupures plongeant les habitants dans le noir. Les autorités concernées ont été à maintes reprises interpellées.
Espérons que leur réaction ne tardera pas. La solution est entre leurs mains.
R. Rayane
