La situation demeure inquiétante particulièrement à la périphérie de Boumerdès où l’ex-GSPC tente encore de grossir ses rangs entre deux exactions planifiées à la moindre occasion.
Une jeune âgé de 22 ans et répondant aux initiales, G. N., a pris le maquis, il y a dix jours, a-t-on indiqué, au douar d’Ouled Ali relevant de Thénia.
Ce jeune est connu depuis quelques mois comme simple employé dans une entreprise au village voisin de Corso. Les services locaux de sécurité, le soupçonnant d’accointances avec l’ex-GSPC, n’ont pu réussi à l’appréhender lorsqu’ils ont déclenché tout récemment une opération de démantèlement d’un réseau de l’islamisme armé. Maintenant, nos sources le signalent comme élément de l’organisation terroriste locale. Et elles ajoutent que son frère Kamel, un des premiers terroristes du GIA, a été abattu en 1992 du côté de Haouch El Makhfi.
A chaque fois qu’elles connaissent une saignée dans leurs rangs, sous la forte pression de l’ANP et autres structures de sécurité, les serriate sanguinaires de l’ex-GSPC recourent systématiquement à l’enrôlement d’autres éléments. Une telle stratégie repose sur l’utilisation d’une bonne partie des sommes d’argent racketées, expliquent nos sources en se basant sur des informations recoupées.
Dans les communes de Thénia, Legata et Zemmouri, pour ne citer que celles-ci, pas moins d’une dizaine de nouvelles recrues de l’ex-GSPC ont été signalées, depuis la mi-janvier 2008.
Après un mois passé au maquis, le nommé Bouchatal sera abattu par une patrouille militaire, fin février, dans les monts de Souk-El Had. Différents autres coins de cette wilaya sont pratiquement sous haute surveillance des forces de sécurité s’assignant l’objectif de démasquer les relais de l’hydre islamiste et l’anéantissement d’autres terroristes encore en cavale.
Salim Haddou
