“Le plus important est fait, il reste les détails et je passe au mixage”

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Il est jeune et grandement artiste dont la maturité et le cœur forcent l’attention de ses auditeurs, Mohamed Allaoua, la valeur montante de la chanson kabyle, que nous approché abordé lors de son passage à Tizi Ouzou, à l’occasion de la grande fête organisée en l’honneur de la JSK, son club attitré, s’est déclaré ravi de l’accueil et de la réaction que lui ont réservé ses fans venus nombreux fêter le quatorzième sacre de la JSK. S’il n’a pas dissimulé sa fierté et son attachement pour le club kabyle, il nous confia qu’il suit de très près la vie du club, ses matchs et leurs résultats.

Le chanteur du fameux tube “Tamghartiw” nous a fait part aussi de ses nouvelles et de son actualité artistique. Allaoua pénètre et surprend par sa plénitude, sa détermination et sa profonde lucidité. Sensible sans verser dans la démesure, naturel, tantôt grave, tantôt plaisant et joyeusement “fêtard”, Mohamed, chez qui on ressent l’énergie et la volonté d’éveiller en remuant nous confie que son prochain album est presque fini. Il revient “dans peu de temps” avec un nouvel album très attendu qui s’annonce déjà “électrique” et plein d’émotion. “Avec un calendrier assez chargé, j’arrive quand même à accorder entre tournées, spectacles, fêtes, composition et studio lesquels me prennent beaucoup de temps. Par deux fois, j’ai dû interrompre le studio pour un spectacle à Lyon et pour une première à Montréal le 10 mai passé. Et comme je suis méticuleux, très strict est que la conception d’un album est pour moi une délivrance, je préfère chercher le parfait à l’excès ! J’ai une relation entière et imposante avec la musique. Je m’interdis la platitude et la facilité. J’aime les choses bien faites. Mais bon, maintenant, le plus important est fait; il reste les détails et je passe au mixage…”.

Inlassablement plaisant et saisissant, la “bomba kabylia”, comme le surnomme la presse locale des îles Canaris à l’occasion de son passage au Festival amazigh organisés aux îles, accorde ses mots, qui s’agglutinent et thématiqent” l’amour, sa vie, ses rêves, mais également “Tamurt” et tout ce qui suscite la société algérienne. Et plus que jamais animé par la volonté et l’envie de surprendre, il s’engage et choisit une voie naturellement plus particulière. A la question de savoir plus sur son nouvel album, Mohamed préfère et aime les surprises. “Mes nouvelles chansons sont, comme d’habitude, l’effet direct de tout ce que je vis, de tout ce qui me tient à cœur et ce qui se passe autour de moi. Je ne choisis pas mes sujets, je les vit. Il sont en moi. Franchement, j’espère être à chaque fois à la hauteur de mon public avec qui j’estime partager mes émotions”.

Mohamed Allaoua est désormais en marche pour nous offrir du rêve, du plaisir et une bonne claque à la grisaille du quotidien ! Il se lance dans un tour des genres sans réglettes ni frontières ! Il nous propose une musique saisissante à la fois préméditée, aérienne et expressive. “J’ai pris tout le temps nécessaire pour des arrangements très soignés des cordes et des chœurs pour des airs travaillés aux sonorités chaudes, guitare, basse, batterie. L’album, est en fait une complicité nuancée aux tendances allant du pur folklore kabyle aux tonalités méditerranéennes et universelles…”, dit-il. A ne pas manquer ! L’album sera disponible “A savoir : tant que je suis encore au studio, je ne peux rien avancer. Il sera édité par les éditions Dyla music, une équipe jeune et dynamique. Disons dans les prochains jours”. Nous y reviendrons.

Nizzar Azwaw

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