Le problème de l’une de ces décharges situées à M’chedallah a été soulevé lors de la dernière session de l’APW où les élus se sont inquiétés de l’impact néfaste que ne manquerait pas d’avoir un tel amoncellement d’ordures sur la nappe phréatique de l’oued Sahel, partie amont de la Soummam. Un problème similaire a été identifié à oued M’hia, commune de Ain Lahdjar, où les puits domestiques seraient contaminés par les rejets de l’usine de détergents de Sour El Ghozlane (ENAD). Environ 450 tonnes d’ordures sont déposées quotidiennement dans les différentes décharges de la wilaya. Le tiers de ces décharges reste hors du contrôle des services concernés, à savoir la direction de l’environnement. Les amas de rejets domestiques constitués d’un fatras de matières (métaux, plastique, papier, verre, matières organiques) sont visibles au détour de ruelles, à proximité des cités et dans certains vallons. Le visiteur qui aborde la ville de Bouira à partir de l’est ne manquera pas d’être frappé par ce versant de Draâ L’bordj sur les hauteurs de l’oued D’hous, versant bariolé, tapissé d’objets hétéroclites que la moindre averse entraînera dans le cours de l’oued D’hous, un spectacle affligeant pour cette partie de la ville considérée comme le fleuron de la cité bouirie. D’autres décharges, comme celle de Bordj Okhriss installée sur la route de Taguedite à la lisière de la forêt, constituent un danger permanent du fait qu’elle peuvent être à l’origine de départ d’incendie qui ravagerait tout le massif de Taguedite. Pour la ville de Bouira et quelques communes limitrophes (Haizer et Taghzout), il est prévu un centre d’enfouissement technique des déchets qui sera installé à Ras Bouira et dont le coût est estimé à 190 millions de centimes. La longévité de ce centre est de 20 ans, mais il permettra d’atténuer un tant soit peu les problèmes liés à la gestion des décharges. Il est tout à fait évident que les questions liées à l’environnement et au cadre de vie des populations ne relèvent pas exclusivement de la direction de l’environnement. Ce sont toutes les institutions élues et administratives ainsi que les associations de protection de l’environnement qui sont interpellées. L’école, elle aussi, est concernée par un problème qui relève de l’éducation. Sur ce plan, des campagnes de sensibilisation ont été menées particulièrement par la direction de l’environnement, avec la devise « Un arbre pour chaque enfant », pour l’embellissement de la ville en espaces verts, et aussi, par la conservation des forêts de la wilaya qui, à l’occasion du 25 octobre (Journée nationale de l’arbre) et du 21 mars (Journée mondiale de l’arbre), a porté le message de la protection de la nature auprès des jeunes écoliers.
Amar Naït Messaoud
