Le mot d’ordre de grève auquel a appelé le syndicat national des vétérinaires fonctionnaires de l’administration publique (SNVFAP) a été largement suivi. En effet, les vétérinaires ont répondu à l’appel du SNVFAP, du moins pour les deux derniers jours, et ce pour une grève d’une semaine (du 31 mai au 06 juin). Joint par téléphone, le secrétaire national chargé des relations et de la communication au sein du SNVFAP, M. Sami Hamza s’est dit satisfait du taux de suivi de la grève, qui est estimé à 85% à l’échelle nationale. A cet effet, M Hamza a affirmé que » toutes les activités de contrôle au niveaux des postes frontières, des ports et des aéroports sont totalement paralysées « . Il n’a pas manqué de déplorer le fait que » les walis ont décidé de réquisitionner les vétérinaires dans les wilayas de Sétif, Relizane, Chlef et El Bayadh « . La même source nous dira également que « devant le silence des autorités compétentes (la Direction générale de la Fonction publique et le ministère des Finances), et devant la situation du blocage dans laquelle se trouve son avant-projet du statut et la situation qualifiée de « marasme » que vivent les médecins vétérinaires, le SNVFAP a décidé de ne plus baisser les bras et d’entrer en grève jusqu’à l’aboutissement de leurs revendications « .
» Mais si la tutelle continue à faire la sourde oreille quant à nos doléances, nous allons convoquer le Conseil national consultatif pour prévoir d’autres actions « , nous a-t-il fait comprendre. Il a par ailleurs indiqué que » ce mouvement de protestation a été lancé pour attirer l’attention des autorités publiques qui continuent à négliger le statut du médecin vétérinaire comme simple agent exécutant « . Dans la plate-forme de revendication de cet organe syndical figure » l’aboutissement de l’avant-projet du statut des médecins vétérinaires et médecins vétérinaires spécialistes tel qu’il a été rédigé en commun accord avec le ministère de l’Agriculture et du Développement rural, l’association du SNVFAP dans le projet de discussion sur le régime indemnitaire et enfin l’ouverture de dialogue sur le fonctionnement et le devenir des services vétérinaires ».
Les médecins vétérinaires demandent également » la récupération de la prime vétérinaire spécifique qui a été assimilée par le ministère des Finances à l’indemnité globale spécifique « .
A titre de rappel, le SNVFAP a observé le 12 avril dernier, une action dite » griffe de la colère » consistant en : les vétérinaires doivent effectuer toutes leurs missions qui leur sont confiées, et ce sans mettre leur griffe personnell qui comporte leur nom et le numéro de l’autorité vétérinaire nationale.
L. O.
