«Notre champ d’intervention est élargi au développement rural»

DDK : Pouvez-vous nous définir la mission du district des forêts ?Mouhoub Hocine : Le district des forêts a pour rôle essentiel dans le passé, la protection des forêts déjà existantes contre les incendies et les délits (entendre par là, la coupe de bois illicite, etc…), le reboisement des forêts dégradées par les forces de la nature, ou les effets du temps, ou simplement par la volonté humaine et enfin la création de nouvelles forêts par la plantation.

Et comment expliquez-vous la participation inhabituelle des districts des forêts au développement du monde rural ?En effet, depuis 2003 notre champ d’intervention est élargi au développement du monde rural dans le cadre du projet de proximité de développement rural (PPDR). Cette nouvelle mission des districts consiste en la création et le suivi des programmes de développement économique et social des communautés rurales tels que la mise en valeur des terres, la plantation d’arbres fruitiers, le captage des eaux, l’ouverture ou l’aménagement des pistes, la création d’élevage animal… enfin tout ce qui est productif de richesses et d’emplois ou qui améliore le bien-être des populations en zones rurales.

Quels ont été les programmes que vous avez réalisés et ceux en perspective ?Trois programmes ont été lancés en 2003 et ont connus un taux d’avancement appréciable dans les réalisations. Ils concernent Ighil Mélouléle dans la commune de M’cisna, Thaddarth Mokrane dans la commune de Timezrit et Taazibth dans la commune de Béni Maouche. Pour les programmes en gestation, nous venons de prospecter deux sites dans la commune de Bouhamza, l’un est situé à Tansaout et l’autre à Sahel.

L. Beddar