Le 3e congrès méditerranéen d’asthmologie, d’aIlergologie et d’immunologie, qui s’est tenu à Alger, la semaine dernière, a tiré la sonnette: le nombre de malades atteints d’affections respiratoires et d’aIlergies est en constante croissance. C’est 4% de la population qui est atteinte et ce chiffre, si des mesures de prévention ne sont pas prises, est appelé à augmenter. C’est un véritable problème de santé publique que les autorités auront à affronter dans les années à venir, surtout quand on sait que les traitements qui existent aujourd’hui sont très coûteux. Pourtant, des mesures préventives simples, à la fois au niveau collectif et individuel pourraient arrêter, du moins ralentir fortement, l’extension des maladies. Les facteurs responsables des affections sont nombreux et peuvent varier d’un individu à un autre mais certains éléments semblent favoriser particulièrement l’apparition des maladies. C’est le cas, notamment dans les villes, de la pollution. ll est prouvé aujourd’hui que les gaz et les particules rejetés dans l’air par les usines, les véhicules ou les aérosols chargent l’atmosphère d’éléments dangereux pour la santé. C’est le cas, par exemple du dioxyde de soufre et des sulfates dont l’action bronchoconstrictrice (resserrant les branches) a été mise en relief dans de nombreuses études. Quand on sait que des usines sont implantées à proximité d’habitations, on ne peut que mesurer l’ampleur des dégâts. Autre cause décIenchante majeure : les acariens, parasites issus des poussières ménagères, qui se nourrissent des squames ou lamelles d’épiderme qui se détachent de la peau, accroissant les risques de sensibilisation. Ils sont très abondants dans les matelas, les oreillers et les couvertures de laine. Il est cIair que la prévention contre l’asthme et les aIlergies reste la lutte contre la pollution, l’amélioration des conditions d’hygiène, tant au niveau collectif qu’individuel.
S. Aït Larba
