La création d’un centre de contrôle médical retardé par manque de local

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Telle est la question que se posent des milliers d’assurés affiliés à l’agence CNAS de Seddouk qui continuent à galérer vers Akbou pour une contre-visite médicale où le simple dépôt d’une feuille de maladie, perdant ainsi du temps et de l’argent. Pour cela, une source proche de la CNAS sous couvert de l’anonymat nous dira que le matériel est acquis et le médecin-conseil a été désigné mais devant l’absence d’un local pouvant abriter la structure, le projet a été affecté provisoirement à l’agence de Sidi Aïch. A la CNAS de Seddouk, on s’en lave les mains disant qu’ils ont fait leur travail dans les normes, un travail limité à une correspondance adressée en date du 21 janvier 2007 au chef de daïra de Seddouk avec copies pour le président de l’APC et leur tutelle (la CNAS de Béjaïa). Correspondances, selon notre source, restées lettre morte.

La nouvelle équipe APC a pris à son arrivée l’affaire en mains en allant voir le responsable de l’Agence foncière de Béjaïa, lequel lui a proposé carrément la vente du local pour l’APC.

“Le responsable de l’Agence foncière de Béjaïa nous a certes proposé la vente du local, mais avec quels fonds la municipalité pourrait-elle l’acheter ?” s’interroge le président de l’APC lequel abonde dans le même sens : “Nous lui avons proposé une location du local mais dans ce cas de figure ce responsable a préféré négocier directement avec la CNAS. J’ai informé le responsable de l’agence CNAS de cette dernière éventualité et la balle est dans son camp maintenant”. Au niveau de la CNAS de Seddouk, on nous informe que leur directeur de wilaya a été saisi au sujet de la présente situation et devrait normalement prendre attache avec l’Agence foncière de Béjaïa. Une autre question reste tout de même posée : “pourquoi la municipalité tient-elle à ce local de l’agence foncière et pourquoi ne cherche-t-elle pas à trouver un local parmi tous ceux cédés à la location et qui restent fermés et non exploités par leurs locataires ? En attendant qu’une solution soit trouvée, les assurés de la CNAS de Seddouk, ces laissés-pour-compte, continuent à se rendre à Akbou pour un contrôle médical, et pour les feuilles de maladie dépassant les 2 000 dinars, que l’agence achemine par courrier, ils doivent attendre des mois pour la perception du remboursement.

L. Beddar

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