Tellement les eaux sortant de sous terre du côté du nouveau CFPA de Tizi Lvir sont pures, limpides et ne contenant aucune impureté, on ne pourrait ne pas penser à la denrée ô combien vitale qu’emmagasinent nos nappes phréatiques.
Idem, au niveau de la localité de Hemana Radar – laquelle du reste est située sur le même couloir que Tizi Lvir -, où des résidents auraient signalé l’existence ici et là dans des coins biens déterminés de « mares d’eaux propres ». Ceci a soulevé de part et d’autre des deux quartiers vivant ce même désagrément des discussions fleuves, et ininterrompues marquées, dira aâmi Tayeb « d’avis départagés sur les causes ayant occasionné ces remontées d’eaux ». Alors, lors des échanges de
vues centrés évidemment sur cette préoccupation, il en est ressorti que presque l’ensemble des interventions tendaient vers l’hypothèse des échappées d’eaux souterraines.
Mais l’explication plausible à cette inquiétude que toute une communauté ne parvient à dégager qu’après d’intenses réflexions, ne voit par la suite considérée comme une idée « trop simpliste » lorsqu’elle est soumise à une critique constructive venant des personnes éclairées des dites localités.
Des gens dont les neurones activent inlassablement et à plein temps, auxquels on aurait accordé bien volontiers des rôles de principaux acteurs des grands romanciers tels Agatha Christie et James Hadley, s’ils étaient encore de ce monde dans leurs histoires pleines d’énigmes et complexes à dénouer.
« Ces matières grises, dont quelques hauts diplômés explique aâmi Tayeb ont d’abord commencé à suivre le tracé des canalisations passant par Tizi Lvir et Hemana Radar, puis ayant remarqué les fuites se dégageant des sols, ceux-ci ont suggéré a la surprise générale des habitants d’attendre la période estivale pour pouvoir voir plus clair ».
Ils n’ont pas tout à fait tort. En été lorsqu’il fait très chaud, et que la consommation augmente, ces localités enregistrent des ruptures entraînant la fête de tous les volumes d’eau stockés dans les conduites.
« C’est ainsi qu’on a été fixé sur la provenance de ces eaux, lesquelles ont vraiment disparu aux moments des interruptions des prestations assurées par l’ADE de Lakhdaria », a conclu aâmi Tayeb.
En plus de Hemana Radar, qui a tant souffert de ces incessantes « irruptions » d’eaux, le nouveau CFPA de Lakhdaria, qui ouvrira incessamment ses portes aux stagiaires, ne pourra connaître un bon fonctionnement que si l’on intervient plus vite dans les réfections des conduites fissurées.
A. Cherif
