Défalcation sur leurs indemnités

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Comment expliquer alors la défalcation sur les indemnités de surveillance à raison de 145 DA le repas ?

Le CLA a rendu publique une déclaration dans laquelle il fustige les responsables. Joint par téléphone, Achour Idir, représentant du CLA dans la wilaya de Béjaïa a parlé d’“humiliation” des enseignants y compris dans la manière. En effet, en plus des repas froids, ce syndicaliste a trouvé anormal que la distribution et la consommation des repas se fassent en plein air. Achour Idir a tenu à détailler le contenu des repas distribués : 2 boites de thon, 4 portions de fromage de mauvaise qualité, une bouteille d’eau et un dessert. Achour Idir nous précisera que les yaourts étaient périmés. Pour lui, puisqu’il y aura une défalcation de frais de repas sur les indemnités, il n’y a pas eu de prise en charge finalement. Achour Idir insistera aussi sur le fait que seuls les élèves scolarisés ont eu droit à des repas, avant de s’interroger : “Est-ce que les candidats libres ne sont pas des Algériens comme les autres ?”. Du côté du SETE-WB, on ne voit que le côté positif des choses. En effet, son SG, Aziz Hamlaoui nous a fait remarquer que c’est bien la première fois qu’il y a eu une prise en charge. Pour lui, il s’agit d’un acquis qu’il faudra sauvegarder d’abord, ensuite améliorer. A cet effet, Aziz Hamlaoui dira que la défalcation sur les indemnités à raison de 145 DA le repas est anormale puisqu’initialement il s’agissait d’une prise en charge, Aziz Hamlaoui nous déclarera aussi que l’UGTA, à travers les syndicalistes du secteur de l’éducation, avait demandé cette prise en charge en janvier déjà.

Les explications de la DE

Quant au remplacement des repas chauds par des repas froids dans la commune de Béjaïa et, la non prise en charge des candidats libres, le SG du SETE préférera être prudent en avançant, le manque de moyens éventuels de la DE. La directrice de l’éducation de la wilaya de Béjaïa, a d’abord tenu à nous préciser que la prise en charge en question décidée par le ministre de l’Education ne concernait que les enseignants-surveillants. C’est, selon notre interlocutrice, la DE qui a élargi la “prise en charge” aux élèves-candidats et aux observateurs ainsi qu’à tout le personnel. Toutefois, elle nous déclarera que les candidats libres ne sont pas sous la responsabilité de la DE avant de nous donner des chiffres : 7708 candidats à travers les 23 centres d’examens de la commune de Béjaïa avec 3 observateurs par centre et 3 surveillants par salle.

Quant aux repas froids, Mme la DE nous donnera deux raisons : le manque de moyens ainsi que la volonté de généraliser, ou plutôt, nous dirons : uniformiser de façon à ce que tout le monde soit “pris en charge” de la même façon. Enfin, Mme la DE a tenu à nous déclarer que le MEN avait parlé de “repas” sans rien préciser. C’est ainsi que notre interlocutrice nous dira qu’un repas qu’il soit chaud ou froid reste un repas.

Nous avons voulu connaître l’avis d’un enseignant affilié au Cnapest qui nous a donné un avis proche de celui du SETE-WB tout en insistant sur le fait qu’il y a eu une anomalie par rapport à la non prise en charge des candidats libres. Notre interlocuteur nous dira que la somme qu’ils ont versé pour les frais d’examen du bac était suffisante pour leur prise en charge. Quant à la défalcation de 145 DA sur les indemnités des surveillants, l’enseignant affilié au Cnapest aurait préféré l’indemnité totale sans prise en charge.

Tarik Amirouchen

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