Par contre, la route qui relie la RN 26 à Ath Mlikèche à l’est de Tazmalt, sur 14 km, se trouve dans un état de dégradation indescriptible.
Les nids-de-poule y sont légion et pénalisent les usagers des véhicules escaladant cette route escarpée et sinueuse et ne leur laissent aucune chance de rouler correctement en donnant au moteur un régime optimal ni d’échapper aux cratères qui mettent à mal les véhicules qui l’empruntent chaque jour en leur infligeant une usure prématurée.
Qu’il s’agisse des véhicules de l’APC ou de particuliers ou encore de transport public de voyageurs, la facture à payer en maintenance est insupportable. A l’aller, la montée exige un effort soutenu des moteurs. Quant au retour, l’usage intensif des freins pour éviter une faune de trous béants sur la chaussée provoque inévitablement l’usure rapide du système de freinage sans compter le risque d’échauffement des freins, qui peut provoquer une défaillance lequel peut déboucher sur une embardée fatale.
Au fur et à mesure que l’on monte, on devine pourquoi cette route a été complètement dégradée : la neige et les eaux pluviales laissent voir des traces évidentes qui laissent déduire que la chaussée a subi une érosion incroyable, imputable aux eaux de ruissellement. C’est une épreuve que d’avoir à s’arrêter sans cesse tout les 50 m pour éviter un tsunami de secousses qui peuvent occasionner de graves dégradations au véhicule en circulation.
Ce sont les transporteurs qui font davantage les frais de cette route en ruines en ayant à effectuer plusieurs rotations par jour. Affronter ce sacrilège de points noirs est pour eux une obligation incontournable car c’est bien de leur gagne-pain qu’il est question. Enfin, il est difficile d’apprécier la souffrance de la population qui, pour les besoins quotidiens est réduite à l’utiliser contre vents et marées. A quel développement ces montagnards peuvent-ils aspirer quand la route qu’ils empruntent chaque jour est difficilement carrossable car étant dans un état pitoyable ?
L. M.
