« Légalistes impénitents et soucieux de préserver notre image et par-delà celle de notre commune, nous nous sommes interdit jusqu’à ce jour de rendre publique les raisons du blocage et du dysfonctionnement de l’assemblée, persuadés que les lois en vigueur pour peu qu’elles soient appliquées allaient inéluctablement la dénouer. Après avoir interpellé et averti à plusieurs reprises par écrit le président de l’APC, élu à la majorité relative 3/7, afin de se conformer à la loi 90/08 du 7 avril 1990 relative à la commune et bien entendu saisir les autorités administratives chargées de veiller au respect de la réglementation, nous y voilà 6 mois plus tard au point de départ. Le 19 juin, convoquant pour la première fois l’assemblée pour une session ordinaire, le président de l’APC en contradiction flagrante avec les textes a refusé d’ajouter un point à l’ordre du jour formulé par un élu conformément à l’article 16 du code communal. D’autorité, il a levé la séance aussitôt après l’avoir ouverte, intimant l’ordre au secrétaire de séance de ne pas transcrire fidèlement nos propos, empêchant également un autre élu d’enregistrer nos exposés par crainte de nous affronter dans un débat public et transparent. Nous avons précisément répondu à cette convocation pour délibérer et débattre publiquement de tout ce qui relève de nos compétences et mettre à nu ses dépassements, son arrogance, étayer des arguments, apporter des preuves sur son incompétence, démontrer sa gabegie, sa partialité, son clientélisme et l’opacité totale de sa gestion. Afin que chacun de nous se détermine par rapport à l’article 145 de la loi relative à la commune nous, les élus et membres de l’Assemblée populaire communale de Souk Oufella (Achat Arab, Rahbi Samir, Semaoun Azzedine et Yacia Khelat), plus que jamais ralliés au FFS, déclarons que nos divergences avec l’actuel président ne sont pas dues au partage des postes et vice-présidence ou d’un quelconque clivage politique mais le résultat du comportement négatif et irresponsable de ce maire, en déphasage total avec les attributions d’une telle fonction.
Par conséquent, il nous est impossible de siéger à l’avenir avec cet exécutif tant qu’il sera maintenu en poste. «
Souk Oufella le 21- 06- 2008
