La perception des droits de place à Aïn El Hammam, est jugée comme une affaire, juteuse par les connaisseurs. Elle a d’ailleurs attiré quatre concurrents, spécialisés dans les marchés. Au fur et à mesure des débats il apparaissait que l’on s’acheminait (encore une fois) vers le report de la séance. D’emblée, le président de la commission annonce le rejet de deux dossiers dont les pièces sont remises en cause.
Pour l’un il a été spécifié que « la signature du commissaire-priseur est illégale », alors que l’autre serait irrecevable pour divers motifs. Ce qui n’est pas l’avis des concernés qui ont essayé de faire valoir leurs droits. Rien n’y fait. Les deux postulants restants ne semblaient eux, non plus, pas très intéressés par l’affaire du fait que le marché ait été amputé de la rue Colonel Amirouche. Une arme à double tranchant lorsqu’on sait que, même si elle gêne la circulation, cette rue mitoyenne au marché, accueille, deux fois par semaine, la moitié des marchands ambulants qui viennent à Aïn El Hammam. Ce qui induirait, d’après les adjudicataires, un manque à gagner non négligeable. Le vice-président d’APC présent, a tenu à préciser que « la perception des droits de place, tout comme la tenue du marché sur cette voie sont illégales ».
Quant à la question de l’abattoir fermé à plusieurs reprises, pour manque d’hygiène, le même responsable affirme qu’il vient d’être « réouvert par arrêté du wali ». Ce qui laisse entendre que toutes les réserves ont été levées. Quant à la question lancinante du dégrèvement, durant les chutes de neige, soulevée par les concernés, elle n’a pas trouvé la réponse escomptée. D’ailleurs, le cahier des charges n’en fait pas mention. Après plus d’une heure de débats, les deux postulants ont été invités à présenter des soumissions cachetées qui doivent dépasser la mise à prix fixée, au préalable, à trois cent quatre-vingt millions de centimes. L’ouverture des plis faisant ressortir que l’offre était faible, a conduit le président de séance à reporter l’adjudication, de quarante-huit heures. Les recettes de la commune devant approcher le milliard, les élus seraient bien inspirés de bétonner le marché et d’effectuer quelques aménagements dans l’abattoir dont les conditions d’hygiène sont maintes fois décriées.
A. O. T.
