La gestion des fonds des œuvres sociales du secteur de l’éducation a toujours été convoitée par les appâtés des affaires de gros sous. Il faut dire que le pactole que constituent les amputations mensuelles sur les salaires des fonctionnaires se chiffrent à une hauteur assez vertigineuse pour donner le tournis et de mauvaises idées aux plus résistants.
La gérance des prêts, des pécules versés lors des départs à la retraite ou en cas de décès, des aides diverses, des voyages organisés, des camps de toile. . a de tout temps été mise en accusation sans pour autant que les accusateurs aillent plus loin que de dénoncer les détournements et autres dilapidations au café du coin.
Cela s’explique quand on sait que pour leur majorité, ces accusateurs ont d’une manière ou d’une autre étaient impliqués dans la gestion des œuvres sociales et que leur réaction n’est qu’épidermique à la suite de leur mise à l’écart de la ‘’poule aux œufs d’or ». Mais ces accusations croisées ont fini par tomber dans la bonne oreille. S’ensuivra une enquête menée par les services de la Police judiciaire de la sûreté de wilaya.
Au terme de cette investigation 19 fonctionnaires ont été présentés, le 17 et le 18 du mois en cours, devant le Procureur de la République pour » détournements, dilapidation des deniers publics de l’Etat et faux et usage de faux (falsification de document officiels et de factures) ».
A propos de ce dernier chef d’inculpation, on apprend que l’un des responsables des œuvres sociales auraient falsifié des documents officiels au bénéfice de son épouse
Quoiqu’il en soit et en attendant une meilleure lisibilité qui permettra une expertise comptable, 17 accusés sont mis sous contrôle judiciaire et 2 autres sont en liberté provisoire.
T. O. A.
