La Sonelgaz mis à l’index

Il ne vente, ni ne neige, ni ne pleut. Pourtant, les pannes d’électricité sont récurrentes quasiment à travers tous les territoires de la wilaya. Ceci ne s’explique pas par les seules opérations de délestage décidées par Sonelgaz et qui ne durent tout au plus que quelque 40 minutes. Ces pannes inexpliquées ont finalement une explication. Il s’agit en fait du “refus” de Sonelgaz de mettre la main à la poche et de rénover son équipement, lequel n’est forcément pas chiffré à une hauteur vertigineuse. Et quand bien même cela serait le cas, investir dans un matériel neuf suppose une meilleure prestation de service et donc plus d’intérêt pour l’entreprise.

De toute façon, le cas qui nous a été révélé à Aïn Bessem ne se reconnaît pas dans cette nécessité de rénover un matériel lourd. Il s’agit en fait d’un fusible… un fusible de 900 dinars qui a plongé la semaine dernière tout un quartier dans le noir. Il se trouve que l’artère en question est essentiellement commerçante. Un boucher y verra ainsi sa viande virer au bleu. On nous expliquera que quelques minutes de panne de plus, elle aurait été impropre à la consommation. Peut-être que, par ces grandes chaleurs, 10 minutes de rupture de froid suffisent pour que cette viande devienne dangereuse à la consommation. Seul un vétérinaire peut ce prononcer sur le sujet. Cela dit, le courant finira par être rétabli. Là encore Sonelgaz n’y est pas pour rien : un citoyen (tourneur dans le quartier) paiera de sa poche le fusible de 900 dinars pour pouvoir faire… tourner son entreprise.

T. O. A.