70 familles à reloger en urgence

« C’est le point crucial de notre plate-forme de revendications : il s’agit du recasement des populations nécessiteuses (70 à 80 familles souffrent le martyre), le plus tôt possible, dès la prochaine attribution de logements sociaux à la cité ex-Caserne par exemple », nous dira Ali Iftissen, représentant du comité de cette cité. La cité Hira Tahar (ex-quartier Idjdharène).

Un quartier aussi vieux que le temps, situé au cœur d’Akbou que peuplent environ 2 500 à 3 000 habitants, selon Ali Iftissen. Contrairement à d’autres quartiers d’Akbou, cette densité humaine n’est pas le résultat d’un exode. Cette population vit dans le marasme et la précarité, depuis l’Indépendance à ce jour. « Depuis la création de l’association en 2004, nous n’avons cessé d’écrire, de saisir toutes les instances aussi bien locales que wilayales pour régler les problèmes de notre cité », expliquera Iftissen. « En 2008, avec le nouveau bureau exécutif, nous avons tenu 3 réunions (le 22 mars avec l’APC, le 29 avec le chef de daïra, le 7 avril avec l’APC et le chef de daïra). Ils se sont engagés (P-V de réunion à l’appui, ajoute notre interlocuteur) à régler tous les problèmes du quartier », poursuit Ali Iftissen.

A savoir, le bétonnage des ruelles du quartier (convention existant : projet qui ne tardera pas à démarrer : une enveloppe de 230 millions lui ayant été dégagée), la réalisation de la salle de sport telle que programmée il y a 2 ans (site retenu : ex-PTT). « 2 milliards lui ont été votés il y a 2 ans mais le projet n’a pas été lancé », précise Iftissen Ali.

Notre interlocuteur nous cite les autres besoins et nous apprend ce qui a été retenu en ce sens. Entre autres, une salle de soins dont le choix de terrain serait fait par la commission. Un choix de terrain pour la construction de logements (résorption de l’habitat précaire) serait tout aussi effectué. A ce propos, le wali lors de la récente visite à Akbou, et lors de sa rencontre avec la société civile, avait déclaré que si le document officiel, portant le choix de terrain retenu lui est remis, il accorderait aussitôt ce programme de logements.

Ce à quoi, le chef de daïra avait répondu que le P-V lui sera transmis incessamment. Parmi les autres besoins exposés et revendiqués, la canalisation du ravin et la réalisation d’une route (allant de la gare routière à Guendouza) afin de désengorger la ville. Iftissen Ali termine par le souhait que les autorités prennent en considération ces doléances « étant donné que c’est le quartier le plus délaissé » précise-t-il. « Nous tenons à remercier nos élus, à leur tête Bensebaâ Abderrahmane, ainsi le chef de daïra qui nous ont bien reçus mais espérons que leurs promesses seront tenues et réalisées sur le terrain car la population de ce quartier mérite d’être prise en charge », conclut ce représentant du comité du quartier Idjdharène.

Taos Yettou