Sit-in devant la mairie

« Des immeubles menacés d’effondrement attendent un mur de soutènement.  » « La cité des 48 logements proteste.  » « Nous voulons des actes et non des promesses », tels sont les slogans que les habitants de la cité des 48 Logements, sise à Ifren, ont accroché de-ci, de-là de la clôture entourant le chantier de la partie de la place formant l’esplanade de la mairie. Des slogans pour illustrer leur démonstration de rue se traduisant par un sit-in. Dans une déclaration dont une copie nous est remise, les protestataires s’indignent des conditions déplorables et des problèmes insurmontables dans lesquels ils  » pataugent depuis plus d’une décennie », lit-on. Ainsi, explique-t-on, les 4 blocs qui constituent cette cité, construits dans le cadre des coopératives immobilières ( et dont les travaux ont débuté en 1992) ne sont, à ce jour, pas alimentés en électricité. Cela malgré l’achèvement de la construction d’une niche ( 2 mètres sur 3) où sera installé le transformateur. « L’électricité étant vitale de nos jours, nous étions contraints d’effectuer des branchements illicites à partir de voisins. Ce qui met en risque des centaines de vies humaines », déclare-t-on avec dépit. Et de poursuivre  » en outre, ces immeubles bâtis sur une assiette fortement accidentée, sont menacés d’effondrement en l’absence d’un mur de soutènement. En dépit du danger imminent guettant la communauté humaine de cette cité, de l’élaboration d’une fiche technique et du déblocage d’un budget conséquent pour la réalisation du mur, la lourdeur administrative retarde le début des travaux. « 

L’autre point soulevé est la piste menant à cette cité dont l’état de délabrement est total, ni revêtement en béton, ni caniveaux pour l’acheminement des eaux de pluie. La réalisation d’un escalier rendra énormément service aux écoliers et autres citoyens empruntant ce chemin. « Projet, semble-t-il classé dans le registre des oubliettes », constate-t-on.

Les protestataires affichent aussi leur mécontentement quant au déplacement du bac à ordures et son emplacement au milieu de la chaussée, entravant de ce fait la circulation des habitants. Ils étaient nombreux à remplir, dès la première heure du matin de ce mardi, des allées de la place- Amirouche pour rappeler que ces problèmes ont fait l’objet de plusieurs démarches et recours adressés aux autorités locales vainement, perderant le calvaire. La cité des 48 Logements est composée de 2 coopératives (« Akham », des fonctionnaires du lycée Debbih-Chérif d’Akbou) et celle des fonctionnaires du CEM du stade d’Akbou (CEM des Martyrs).

Etant enseignants pour la majorité donc éducateurs, ces hommes ont toujours agi en personne responsables, protestant à travers des écrits aux instances concernées ou susceptibles de les aider ( de l’APC au Gouvernement). Même le sit-in d’aujourd’hui est pacifique, ayant pris le soin de mettre au courant les autorités locales de cette action.

« Nous demandons seulement qu’on nous assure des conditions d’existence décentes, ce qui doit être la mission et le devoir de tout responsable envers les citoyens », nous dit-on.

Taos Yettou