En effet, nous allons vers un cas identique à l’affaire des 392 LSP de Tala Ouriane qui a fait couler beaucoup d’encre.
Cette fois, il s’agit des 154 LSP de Sidi Ali Lebhar qui « devaient » être achevés depuis un bon moment par la même OPGI de Béjaïa.
Lancé en 2005, le projet de réalisation des 154 LSP de Sidi Ali Lebhar a « démarré » en 2006 bien après le paiement de la première tranche par les « acquéreurs », pour ne réaliser que… 39 logements en 2007.
Entre-temps, il a été fait appel à une autre entreprise pour la réalisation « en cours » de 39 centres. Il restera donc pas moins de 78 autres logements à réaliser et, aujourd’hui en 2008, on ne voit sur le terrain qu’un semblant de chantier, au moment où des promotions immobilières avancent à pas de géant.
Quelles que soient les raisons du non-respect des délais de réalisation, qui, disons-le peuvent être réellement justifiées, l’OPGI ne devrait pas « harceler » les acquéreurs des futurs 154 LSP Sidi Ali Lebher pour le paiement de 230 000, 00 DA représentant la deuxième tranche alors que les délais de réalisation de la première tranche… n’ont pas été respectés ! Car, malheureusement, non seulement l’OPGI de Béjaïa aurait harcelé les acquéreurs pour le faire, mais en plus de cela, les cas sociaux n’auraient même pas été pris en considération puisque certains contrats ont été résiliés.
Plus grave encore, le président de l’association des acquéreurs nous confia que des cas sociaux se sont vus refuser le délivrance des ordres de versement pour non-paiement avant les délais fixés…
Maintenant, si le secteur public, si cher aux Algériens, a adopté les lois du capitalisme sauvage ne prenant en considération que « les billets d’argent » sans chercher à comprendre, ni à respecter la dignité humaine, on alors, sans tenir compte de la détresse commune à la grande majorité des Algériens, dans ce cas : « Où va l’Algérie ? » Et encore, le jour où les 154 LSP de Sidi Ali Labhar seront achevés, il ne sera pas du tout évident que les lois de conformité soient respectés puisque les 392 LSP de Tala Ouariane livrés depuis peu comportent des anomalies. D’ailleurs, l’affaire risque de rebondir avec un nouveau conflit. Quant à la fameuse chanson « un million de logements en cinq ans », eh bien, 2009 c’est dans… peu de temps !
Tarik Amirouchen
