“S’agissant de “l’agression” dont aurait été victime de ma part le chargé des conflits de l’union de wilaya, nous affirmons que c’est un mensonge pur et simple doublé d’un dénigrement pour les besoins d’une mauvaise cause. Cet individu a commencé son travail de sape dès la loge du gardiennage, ce qui a amené le préposé à m’informer de la situation. J’ai alors invité ce monsieur dans mon bureau.
Ce syndicaliste a exigé de voir les visas figurant dans le courrier d’introduction des deux travailleurs suspendus en commission de discipline. Devant mon refus, il s’est emporté déclarant qu’il ne quitterait pas les lieux. Suite à cette escalade, il a été invité à sortir et il a raté une marche d’escalier trop occupé par les invectives qu’il continuait à proférer devant témoins.
N’eut été la sagesse du collectif, l’incident organisé par ce syndicaliste aurait pu dégénérer. Aussi, je tiens à préciser que le titre “choisi” par votre journal reprend précisément les propos de ce “syndicaliste”. un agent de sécurité a même été molesté, insulté et menacé et a présenté à l’entreprise une ITT de sept (07) jours consécutivement à son agression par celui-ci.
Un rappel succinct des faits me semble nécessaire pour laisser ensuite les lecteurs et toute l’opinion publique juges des positions de chacun. Les deux travailleurs suspendus sont des récidivistes connus, signalés et dénoncés (à qui de droit) et se sont rendus responsables d’agissements et de faits graves suivants :
– Menaces et insultes contre mon prédécesseur en plein conseil d’administration en présence de ses membres lors de mon installation le 8 février 2004 ;
– Menaces, insultes et agressions répétées à l’encontre de plusieurs travailleurs ;
– Insultes et menaces à l’encontre de ma personne en novembre 2005 devant le collection, pardonné suite à l’intervention de l’Union locale de l’UGTA (P-V de réconciliation n°344/2005 du 27/11/2005) ;
– Agression physique (pour la deuxième fois) d’un travailleur, mécanicien de son état, à l’intérieur de l’entreprise devant le collectif des travailleurs de la Direction générale et de moi-même, à la suite de quoi un dépôt de plainte a été introduit auprès du tribunal de Tizi Ouzou (condamnés doublement au pénal par le tribunal et la cour de Tizi Ouzou) ;
– Refus d’accuser réception des décisions de suspensions établies par la Direction ;
– Absence d’assemblées générales, de bilans moral et financier durant six années d’activité syndicale ;
– Refus catégorique de justifier des années durant leur représentativité et la représentation syndicale conformément à la loi (copies de courriers transmises à l’Inspection du travail et l’Union locale UGTA avec accusés de réception);
– Intrusions répétées au niveau de la DG et des unités de l’entreprise perturbant l’activité accompagnés d’une personne étrangère à l’entreprise (identifiée) ;
– Vol de documents officiels de l’entreprise (P-V du conseil d’administration, bilans comptables, rapports d’activités, factures…) ;
– Non-restitution de clés de l’antenne commerciale de Fréha ;
– Deux affaires pendantes au pénal sont en cours d’instruction au tribunal de Tizi Ouzou ;
– Refus de comparaître, par trois fois, devant la commission de discipline dans le cadre d’un règlement humanitaire, etc.
Les responsables syndicaux au niveau local (SG-UL et UW) ont été saisis par courrier (avec accusés de réception) et informés de leurs agissements ainsi que l’Inspection du travail, sans bouger le petit doigt. L’intrusion de l’union de wilaya de l’UGTA et ses structures locales est injustifiable au regard de la loi puisque ces instances ont été maintes fois saisies à l’effet de régulariser, conformément à la loi syndicale n°90-14 du 2 juin 1990 relative aux modalités d’exercice du droit syndical modifiée et complétée respectivement par la loi n°91-30 du 21 décembre 1991 et l’ordonnance n°96-12 du 10 juin 1996, la situation organique de la section sans résultats. De fait, cette section n’a plus d’existence légale au sein de l’Edimco de Tizi Ouzou. Les deux personnes suspendus qui s’en prévalent en font un fonds de commerce pour leurs intérêts propres qui n’ont rien à voir avec ceux des travailleurs qui leur dénient d’ailleurs toute forme de représentativité et de soutien.
Malgré ce passif, j’ai tenté de trouver une solution qui permette, à titre humanitaire, la réintégration des travailleurs suspendus. Ceux-ci ont refusé, par trois fois, toute forme de compromis qui préserve les intérêts de l’entreprise, persuadés de faire plier la Direction générale par la force et la pression au mépris des règles de droit et de négociation collective. Les “courageux syndicalistes” qui n’hésitent pas à s’en prendre, en termes déplorables et pitoyables à ma personne, n’osent même pas assumer leurs écrits en y apportant leurs signatures et se cachent derrière la personne morale de leur organisation syndicale, tout à fait respectable par ailleurs.
Les qualificatifs outranciers et excessifs (voyou, terroriste…) dont je suis affublé par ces “courageux syndicalistes” peuvent aisément se retourner contre leurs auteurs et je me réserve le droit de recourir aux voies légales pour trouver réparation.
Un dépôt de plainte, dans ce sens, a été présenté au procureur de la République près le tribunal de Tizi Ouzou pour effraction, agression physique et menaces de mort à l’encontre des investigateurs.
Le Président-directeur général
Farid Derridj
