Le raccordement tarde à venir

Ce rêve allait devenir une réalité en 2001, année durant laquelle un projet d’électrification devant alimenter en électricité plus de 150 foyers jusque-là dépourvus de cette commodité ô combien indispensable et vitale, avait été inscrit. Seulement, après cela et durant quelques années ce projet n’avait pas abouti et ce, en raison de multiples oppositions formulées ça et là par des propriétaires terriens qui ne voulaient surtout pas que des pylônes soient posés sur leurs terrains. Après de longs mois d’attente, mais surtout de nombreuses négociations avec ces propriétaires, le projet a fini par être relancé au grand bonheur des familles habitant ces quartiers. Les travaux de réalisation confiés à une entreprise privée avaient repris, mais pas pour longtemps. Car l’entreprise réalisatrice avait, quelques semaines après la reprise du chantier, laissé tombé le projet en laissant les travaux inachevés. Las d’attendre, les habitants s’étaient alors organisés et avaient à plusieurs reprises interpellé les responsables locaux, notamment le P/APC sur le calvaire qu’ils étaient en train d’endurer. En 2006, le projet de l’alimentation des foyers dépourvu en électricté avait été confié à l’entreprise Kahrif.

Cette dernière n’avait pas seulement pour tâche de relancer le projet en souffrance, mais elle allait lancer de nombreux autres projets d’électrification rurale à travers les territoires de la commune d’Aghbalou. Agamadh et Bouaklane figuraient parmi les quartiers de périphérie du chef-lieu qu’il fallait alimenter en électricité. Certes, un retard considérable a été enregistré dans le relancement du projet de Tamurt Ghighil, et le lancement des nouveaux projets programmés, mais l’entreprise Kahrif a pu lancer les travaux dans les mois qui ont suivi. En décembre dernier et après avoir livré un premier projet, celui de Bouaklane où18 foyers avaient été raccordés au réseau électrique, les travaux avaient aussitôt démarré au niveau du quartier de Tamurt Ghighil. Malgré quelques écueils signalés ça et là, les travaux ont été tout de même menés à terme. Il restait seulement la pose de compteurs pour que les foyers soient alimentés. Depuis, deux mois sont passés et les habitants commençaient sérieusement à s’inquiéter.

Certains cherchent alors les raisons ayant conduit à cette situation. « Nous ne comprenons pas pourquoi les compteurs ne sont toujours pas installés alors que les câbles sont déjà là et les disjoncteurs également », nous dira un résidant du quartier. Du coté des responsables à l’APC que nous avons interrogé à ce sujet, le maire nous expliquera que « c’est aux habitants de ce quartier de régler la facture des compteurs et les frais de leur pose auprès de Sonelgaz s’ils veulent être alimentés en électricité ». Des frais qui s’élèvent à 5 000 da par compteur électrique :  » Je me suis acquitté de la somme de 5 000 DA auprès de l’APC d’Aghbalou et j’attend que les services de Sonelgaz interviennent rapidement pour procéder à la pose du compteur. Mais selon le premier magistrat de la commune il faut attendre que l’ensemble des habitants de cette localité s’acquitte de cette somme pour transmettre la liste auprès de l’agence Sonelgaz de M’chedallah.  » dira Hafidh, habitant cette localité et qui craint de voir la situation stagner. Si la solution de ce problème qui n’a que trop duré ne tenait qu’à la question du paiement des compteurs et de certains frais, les habitants de Tamurt Ghighil le feraient avec joie. Notons enfin que selon les dires du maire d’Aghbalou, le quartier d’Aguemadh, dépourvu lui aussi d’électricité, doit faire l’objet dans les tout prochains jours du lancement du projet d’électrification rurale.

DJ. M