La Gendarmerie veille au grain

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Afin de lutter contre les atteintes à l’environnement et de protéger les richesses du pays, le commandement de la Gendarmerie nationale a mis en place des cellules chargées de lutter contre les atteintes à l’environnement, installées le 15 mai 2005, sous le nom de « Cellules de protection de l’environnement », au nombre de quatre, implantées au niveau d’Alger, d’Oran, d’Annaba et de Ouargla. En étroite collaboration avec les directions de l’environnement, la santé, l’éducation, le tourisme, l’énergie et les mines, les services agricole, les ressources hydriques et la société civile, ces cellules sont chargées en substance de constater les délits, contraventions concernant l’environnement et d’organiser et de participer à des actions de pédagogie, d’information et de sensibilisation du citoyen sur la problématique environnementale. Dans ce cadre, un séminaire portant sur la répercutions de l’eau sur la santé de la population sera organisé à la salle de conférence du commandement de la Gendarmerie nationale axé sur les activités des unités de la Gendarmerie nationale dans la lutte contre les atteintes à l’environnement.Ces cellules sont composées par deux actions : préventive et répressive. A ce sujet, le commandant intervenant a précisé que l’action préventive de la Gendarmerie nationale porte essentiellement sur l’accomplissement des services de surveillance générale pour sécuriser l’environnement et protéger les biens et les personnes. La gendarmerie contrôle les conditions de sûreté des sites environnementaux (dispositif de gardiennage, application des mesures de sécurité) et recherche du renseignement par le contact quotidien avec les responsables chargés de la gestion des sites.En ce qui concerne l’action répressive, le même intervenant a souligné que « la police judiciaire qui représente une mission essentielle de la Gendarmerie nationale traduit la volonté de l’institution d’investir plus largement ce domaine qui a connu durant ces dernières années des évolutions significatives à partir d’une logique de professionnalisation et de spécialisation à la fois des personnels, des techniques et des unités ». Bien que les brigades territoriales constituent la structure de base de son activité de police judiciaire, la Gendarmerie nationale a également mis en place des unités spécialisées dans ce domaine.Elle va se doter prochainement d’un institut de criminalistique et de criminologie qui est en cours de réalisation et chargé d’apporter son aide aux unités de recherches dans le domaine de la police scientifique.Pour lutter efficacement contre les atteintes à l’environnement, le même conférencier a avancé qu' »il est nécessaire de former du personnel aux techniques spécifiques de surveillance et de recherches, à la dissuasion, aux méthodes de poursuite et d’arrestation.”

B. N.

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