Le cimetière du village Ichoukrène dans la commune de Draâ El Mizan a été exigu pour contenir toute cette foule venue à l’enterrement du jeune bachelier mort noyé à Boumerdès, vendredi dernier après une sortie à la plage. Quand la dépouille mortelle est arrivée, il était impossible de se frayer un chemin pour rendre un dernier hommage à ce jeune tant estimé aussi bien par les villageois que par ses camarades du lycée. Presque tous les élèves du technicum et des autres lycées étaient présents. C’est sous une vive émotion que son corps a été mis en terre sous les pleurs de tous les lycéens. Ses parents paraissaient entièrement abattus après la disparition tragique de leur enfant seulement qu’une dizaine de jours après avoir lancé des youyous quand ils ont appris sa réussite au bac. Nous avons appris que ce malheureux avait survécu alors que son frère jumeau avait été électrocuté en 1997. « Ils étaient deux jumeaux, son frère avait trouvé la mort sur un poteau alors que lui s’en était sorti avec de petites brûlures. Ironie du sort, onze ans après, il le rejoignit », nous a déclaré un habitant du village. Cette disparition subite de ce bachelier a plongé toute la région dans l’émoi. Il faut peut-être rappeler que presque à chaque fin d’année des situations pareilles endeuillent des familles entières. La dernière mauvaise est survenue de Béjaïa quant un autre bachelier avait trouvé la mort dans les mêmes conditions en 2006. De notre côté, nous présentons nos condoléances à la famille du défunt tout en espérant que la prudence sera de mise. Car, tout comme les accidents de la route, ces noyades sont beaucoup à craindre.
A. O.
