Les moissonneuses-batteuses rejoignent les hangars

« L’opération moisson-battage a été bien préparée, bien avant son lancement avec toutes les personnes concernées et certains services, comme la Protection civile et l’accent a été surtout mis sur la prévention contre les incendies alors que nous assurons une permanence au niveau de la subdivision agricole pour intervenir à tout moment », nous déclare le subdivisionnaire de l’agriculture, en l’occurrence Ahmed Trachi. Par ailleurs, notre interlocuteur se dit satisfait du déroulement de la campagne qui a pris fin. En ce qui concerne les rendements, son jugement est plutôt mitigé alors qu’il est jugé assez conséquent par certains céréaliculteurs. « Comparativement aux autres pays et même chez nous à certaines époques, les rendements actuels qui se situent entre 22 et 25 quintaux à l’hectare sont insuffisants car ils auraient pu être plus élevés, d’autant plus que les conditions climatiques et la pluviométrie étaient excellentes, malheureusement, les céréaliculteurs n’ont pas respecté certaines règles concernant le désherbage et l’entretien avec des engrais azotés qui ne sont pas disponibles sur le marché et même s’ils existaient, les intéressés ont choisi la solution la moins onéreuse en privilégiant les produits phytosanitaires les moins chers », constate donc notre interlocuteur.

Pour les céréaliculteurs lesquels à partir de cette saison, ont tout pour être comblé avec l’augmentation conséquente des prix de cession de leurs récoltes à la CCLS avec 4 500 dinars le quintal du blé dur, 3 500 dinars pour le blé tendre et 2 500 dinars pour l’orge, ce qui était une de leur principale revendication durant de longues années. « Il est vrai qu’avec ces nouveaux prix de cession, les céréaliculteurs vont être encouragés à persévérer, d’autant plus que notre vallée est spécialisée dans la céréaliculture au niveau de toute la wilaya de Tizi Ouzou et nous ferons en sorte d’être à la hauteur de ce prestige mais malheureusement, comme vous savez, nous sommes confrontés au problème de financement par la banque, la Badr depuis janvier 2006. Cette banque a complètement cessé de nous venir en aide, donc ce qui nous oblige à travailler ou à investir que ce que l’on possède », relèvent pour leur part les céréaliculteurs qui envisageaient de jeter l’éponge lors de chaque début de campagne labour semailles. En outre, d’un autre côté, le prix pratiqué par les propriétaires des moissonneuses-batteuses a quant à lui augmenté en parallèle, passant de 2 500 de l’heure à 3 000 dinars. « Actuellement, il y a 10 machines des trois localités et deux autres de la wilaya de Tizi Ouzou qui doivent normalement sillonner les champs, mais certaines, les plus anciennes, n’arrivent pas à soutenir le rythme et tombent en panne, ce qui fait, il y a toujours 9 ou 10 pratiquement chaque jour sur le terrain », nous confie ce jeune qui a acquis sa grosse machine par le biais de l’ANSEJ.

Essaïd N’Aït Kaci