« Au seuil de la source », c’est là une approximative traduction de Taburt El Ainser, un endroit féerique qui se trouve à une encablure du chef-lieu communal d’Assi Youcef (daïra de Boghni), qui constitue à vrai dire une véritable porte pour escalader ce sublime versant nord du Djurdjura. Pris d’assaut chaque été par des estivants de tout le sud de la Kabylie, Taburt El Ainser pourrait constituer l’un, des meilleurs sites touristiques de toute l’Afrique du Nord, pour peu que les pouvoirs publics adoptent une politique de développement touristique dans ces magnifiques monts du Djurdjura. Actuellement, on s’attelle à viabiliser davantage le chemin desservant cette commune par un agrandissement de la chaussée pour les besoins d’un bétonnage bitumineux. Beaucoup de Tizi Ouzéens ne connaissent malheureusement pas cet endroit situé pourtant juste à une heure de la ville des Genêts. En effet, Tala Guilef, Taburt El Ainser, Tamda Uguelmim sont incontestablement des sites à promouvoir. Si aujourd’hui les pouvoirs publics ne voient que la côte kabyle en parlant de tourisme, il n’en demeure pas moins que toute politique qui viserait à développer le tourisme en Kabylie sans le Djurdjura serait incomplète, voire mal inspirée. Ainsi, la réalisation d’infrastructures hôtelières dans de tels endroits, la mise en place des mécanismes à même de vulgariser la beauté de ces sites seront d’un apport considérable pour ces localités déshéritées. Dans la commune d’Assi Youcef, le tourisme pourrait enclencher un réel déclic en matière de développement local. Actuellement, par exemple, il fait toujours 10 degrés de moins au pied du Djurdjura qu’ailleurs en matière de température. En somme, ce n’est pas seulement les plages de Tigzirt et d’Azeffoun qui font le bonheur des estivants en Kabylie, il y a aussi Taburt El Ainser, Tala Guilef, Tikjda, « la Main du juif » et tous ces sites paradisiaques des magnifiques montagnes du Djurdjura qui attendent leur promotion. Vivement la montagne !
Idir Lounès
