Ces temporisations notées en pareilles circonstances n’échappent pas aux responsables locaux de Lakhdaria, lesquels par expérience savent lire dans les pensées, et faire la lecture des démarches de ceux qui les ont élus. Pour cela, juste après l’affichage de l’avis à la population, l’invitant à respecter les mesures d’hygiène prises pour le maintien d’une “ville propre”, l’APC de Lakhdaria notamment ses services de voiries, et de nettoiement des lieux publics, a été la première à donner l’exemple dans ce sens. Ainsi, des équipes d’éboueurs et autres agents d’entretien, employés par la commune ont été vus effectuer les tâches de nettoyage des chaussées, et le ramassage des ordures sur la rue principale regroupant l’ensemble des institutions et des organismes de prestations de services de l’Etat tels les banques, l’ANEM, l’hôpital et l’ADE. Tout comme il a été remarqué le mouvement intense de matériels roulants de type tracteurs utilisés pour le transport des tas d’immondices vers la décharge communale de Tiliouine, située à 7 km sur la sortie est du chef-lieu de daïra. Ainsi, ce grand ménage, apporté sur ces lieux bien précis relevant de l’administration locale, traduit la volonté de cette dernière à nettoyer d’abord devant ses portes avant d’aller autre part, comme le conseille le vieux dicton s’appliquant à pareils cas. Mais, selon un agent du service d’entretien de l’APC “les plus grands efforts ont été déployés, et sont en train d’avoir lieu, au niveau du secteur réunissant l’agence des voyageurs, le nouveau CFPA de Tizi-Lvir, et la partie proche du mur d’enceinte de la station radar”. Car continue-t-il, “sur toute cette étendue d’au moins 500 mètres, les travaux ont débuté le 14 juillet pour ne prendre fin que le 31 du même mois”. Ceci a nécessité la mobilisation de 10 ouvriers pour les opérations de désherbage ainsi que le ramassage des ordures, et de plusieurs camions à bennes utiles pour l’évacuation de ces dernières. Le temps consacré aux travaux peut paraître long, mais considère l’employé “c’est un terrain accidenté et boisé, où il est difficile de mener à bien les tâches, en maintenant son équilibre”. La place entretenue est rattachée à l’agence de voyageurs, où affluent quotidiennement des milliers de personnes, lesquelles, termine le fonctionnaire, “sont contraintes en raison de l’inexistence`de poubelles sur les lieux, de se débarrasser n’importe où de leurs détritus”.
A. Chérif
